DÉPENSE DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS.
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CHAPITRE XXII.
Dépense des établissements publics.
Il ne faut pas se méprendre sur ce qui est ici désigné par les mots éta-blissements publics. Ce sont ies établissements qui ont exigé de la part dupublic la mise-dehors, l’avance d’un capital, dont le revenu est supposéconsommé par le public; c’est-à-dire au profit, pour l’avantage du public.Ainsi une route, un pont, un édifice, sont des établissements publics dontle revenu consiste dans le service qu’ils rendent au public. Mais l’institu-tion d’une fonclion publique n’est pas un établissement public, parcequ’une fonction n’emporte pas une avance, un capital fourni par le public;c’est simplement un service acheté et consommé par la communauté descitoycnSi
Je dois aussi vous prévenir, messieurs, que puisque nous avons appelédépenses publiques aussi bien les dépenses d’une fraction de la nation,d’une commune, que les dépenses de la nation entière, nous réunironsaussi sous le nom d’établissements publics ceux qui sont créés dans l’in-térêt de la nation tout entière, et ceux qui le sont dans l'intérêt d’uneportion de la nation seulement. Les principes sont les mêmes pour toutesles dépenses faites en commun ; les quotités seules diffèrent.
On ne doit comprendre dans les dépenses courantes et annuelles desétablissements publics que les frais que nécessite leur entretien ; car lapremière mise-dehors est une accumulation, un placement. Quand le gou-vernement fait construire un pont, ce pont est un produit qui, en suppo-sant qu’on ne l’ait pas surpassé, vaut ce qu’il a coûté. La nation est doncaussi riche après la construction de cet édifice qu’auparavant. Elle n’estplus chargée que des frais d’entretien qu’il exigera. On peut le compareraux maisons que les particuliers font construire ; une construction de cegenre, bien conçue, n’altère pas la fortune d’un particulier, pourvu que
eux seuls composer tous les agents accrédités d’une nation. On n’apprend jamaisrien d’important relativement aux nations étrangères par le ministère des am-bassadeurs, parce que c’est précisément des ambassadeurs que les puissancesétrangères se méfient le plus.