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Tome II.
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DÉPENSE DE LA NAVIGATION INTÉRIEURE.

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même, que l’on remplit par des machines à vapeur, est un excellent moyenpour obtenir à bon compte la houille qui alimente les machines ; car c’estla cherté des transports qui fait la majeure partie du prix de la houille.

Tout cela, messieurs, est propre à vous faire sentir la prodigieuse puis-sance de l’industrie de l’homme. Je n’ai rien décrit que ce qui s’opère jour-nellement en plusieurs endroits de l’Angleterre. « On y a senti plus vive-« ment qu’ailleurs, dit 51. Dulens dans ses Mémoires sur les travaux publics« de l'Angleterre (page 72), la nécessité de réduire le plus possible les« frais de transport. A chaque pas, dans tous les genres d’industrie, ce« qu’on a mis en œuvre pour y parvenir est peut-être cc qui frappa le« plus généralement l’attention de l’observateur. C’est à cet intérêt bien« entendu que l’on doit attribuer celte foule d’embranchements decanaux,« au moyen desquels les bateaux vont porter ou recevoir leur chargement« jusque dans l’enceinte des manufactures, jusque sous le plancher même« de leurs magasins. ».

Là où l’impossibilité de faire passer un canal est absolue, on fait passerun chemin de fer. Ce sont des rainures de fonte soutenues sur des tra-verses de bois noyées dans la terre, au niveau du sol. Des chariots faitsexprès et à roues de fonte, roulent sur ces rainures, au moyen desquellesun seul cheval traîne la charge de quatre ou cinq.

Les chemins de fer peuvent, en beaucoup d’endroits, être substitués,pour les transports, aux canaux. Ils nécessitent des acquisitions de ter-rains moins étendues, cl en enlèvent moins à l’agriculture. Leur établis-sement est moins coûteux qu’un canal partout où l’on peut obtenir la fontede fer à bon marché. Ils seront particulièrement utiles à la France, quin’est pas très bien arrosée et qui manque de communications faciles.L’usage s’en étendra vraisemblablement beaucoup 1 .

’ Lorsque ceci a été écrit, il n’était pas encore question des voyages à grandevitesse sur les chemins de fer, au moyen de ce puissant moteur à vapeur quimarche avec le convoi qu’il est chargé de faire avancer; machine merveilleuseà laquelle l’homme semble avoir transmis son intelligence en même temps queles moyens de se mouvoir. Cette découverte exercera sans doute une influenceimmense sur les rapports futurs des hommes entre eux; mais l’établissementde ces voies de communication soulève des questions trop graves pour qu’ellespuissent être traitées ici, soit relativement au meilleur mode de concession auxcompagnies particulières qui se présentent pour l’entreprendre , soit sur lamanière dont le gouvernement peut utilement intervenir. Ce qui donne à l’entre-