Band 
Tome II.
Seite
319
JPEG-Download
 

DE QUELQUES AUTRES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS. 319

données, en 1821 et 1822, dont aucun n’a été terminé, dont plusieurs nesont pas terminables, et qui, après avoir coûté à l’État 129 millions, coû-teront d’autres millions pour payer les intérêts perpétuels des capitaux em-pruntés, et d’autres millions encore pour combler des terrains bouleversés,afin qu’ils ne développent pas des maladies pestilentiellesA défaut d’un corps payé, même lorsqu’il ne fait rien, le législateur an-glais s’instruit par des enquêtes. Il est pourvu du droit de mander devantses comités toutes les personnes qui sont en état, par leurs connaissancespratiques ou par leur position, de lui fournir des lumières, de même queles tribunaux ont droit d’interroger des témoins pour connaître la vérité.Le législateur forme son opinion sur ces réponses à des questions nonprévues, dont l’improvisation, le ton du témoin et la discussion orale ga-rantissent la véracité 1 2 .

CHAPITRE XXV.

De quelques autres établissements publics pour le compte de l’État.

L’utilité générale peut réclamer beaucoup d’autres établissements pu-blics déjà connus, ou qui seront proposés par la suite. On peut déduire desapplications que j’ai déjà prises pour exemple la meilleure manière d’enfaire jouir le public. La société entière doit faire les frais de ceux qui pro-curent des avantages trop divisés pour que chaque consommateur puisse

1 Voyez le Rapport fait à la chambre des Pairs le 23 juillet 1828, page 66.

2 Quelques personnes pensent en France que les renseignements recueillispar l’administration parmi ses subordonnés, ou parmi des hommes de son choix,peuvent suffire. Mais de semblables témoins ne déposeront pas contre l’admi-nistration, ni même contre le système qu’on lui connaît. Or, c’est sur ces points-là même qu’il est important de connaître la vérité ; on la connaît en faisant com-paraître tous les intérêts, même les plus opposés, en questionnant les témoinsindividuellement, en les confrontant, en leur opposant des objections. Ce seraitune pauvre raison à faire valoir contre les enquêtes parlementaires, que la dé-pense demander les témoins : une seule faute de l’administration n’entraîne-t-elle pas plus de frais que toutes les enquêtes? Les enquêtes d’ailleurs suppléentà une administration compliquée. Il vaut mieux épargner sur des fonctionnairessuperflus que sur des renseignements instructifs.