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SEPTIÈME PARTIE. — CHAPITRE XXV.
facilement les apprécier et les payer, mais qui, en même temps, sont tel-lement multipliés, que la possibilité d’en jouir est au total un très grandbienfait pour le public'. Mais en même temps que le public en fait lesfrais, il doit chercher à les faire exécuter par des entrepreneurs res-ponsables , seule manière de les obtenir promptement et au meilleurmarché.
D’autres travaux peuvent être payés par les rétributions exigées despersonnes qui eu font usage. Le contribuable alors peut être affranchi dela dépense qu’ils occasionnent. Nous avons vu les raisons qui doivent engénéral faire préférer que les concessions qu’on en fait à des entrepre-neurs soieut perpétuelles. La rétribution concédée est un gage que lesétablissements seront toujours tenus en état de servir et que la jouissancedu public ne sera pas interrompue.
Les phares pour guider les vaisseaux dans des passes dangereuses sontdes services rendus à la marine militaire et marchande d’un pays, maisdont les navigateurs étrangers profilent gratuitement. Si les phares n’é-taient pas érigés aux dépens de l’État, on grèverait les navigateurs natio-naux d’une charge dont les navigateurs étrangers seraient exempts, etqu’il serait même difficile de faire payer aux nationaux. Mais ces monu-ments, d’une utilité pour ainsi dire universelle, peuvent être construits parentreprise. Rien n’annonce mieux du reste au navigateur qu’il entre dansles eaux d’un peuple civilisé, dont les relations sont assez nombreusespour justifier cette dépense, et qui est assez généreux pour ne pas se lafaire rembourser.
Les travaux à exécuter dans les ports de mer du commerce présentent
1 On peut citer comme exemple de travaux publics dont aucun péage ne peutrembourser les frais, ceux qui feraient disparaître les ruisseaux, qui sont unedisgrâce pour les rues de Paris. Des conduits couverts établis sous le pavépourraient verser les eaux dans les égouts faits pour les recevoir. Il est affligeantde penser que cette grande et riche cité emploie à des embellissements sur laplace de la Concorde, qui ne feront que l’encombrer, à des suppléments de trai-tements à de riches prélats, etc., un argent qui procurerait à tous les instants etpour toujours une satisfaction réelle à une immense population* *.
* Ce vœu, déjà exprimé dans un autre chapitre de ce cours, a été réalisé pour une partie des ruesde Paris, ainsi que bien d’autres améliorations auxquelles les habitants de celte capitale ne songeaientpas il y a vingt-cinq ans. ( Note de V éditeur J,