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Tome II.
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SEPTIÈME PARTIE.

CHAPITRE XXVI.

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d’être pour l’État des sources de profits, ils sont des occasions de pertes,et de pertes qu’il est facile de déguiser. Rarement on y tient compte de latotalité des frais de production , et l’on y fait une exacte évaluation desproduits. Le capital engagé dans le terrain, les bâtiments et les machinesemployés dans les manufactures royales des Gobelins ou des porcelainesde Sèvres, a été successivement fourni par l’État, qui n’en retire pointd’intérêt,'car cet intérêt n’est pas précompté dans les frais généraux etcourants de ces manufactures. Leurs produits sont principalement achetéspar le gouvernement, qui en fait des cadeaux diplomatiques ; mais com-ment les prix pourraient-ils être débattus entre le gouvernement qui venden sa qualité de fabricant, et le même gouvernement qui achète pour faireune libéralité? Il fait une dépense pour couvrir une perle. Tous les genssensés conviennent (en supposant que des dons faits à des princes étran-gers soient une dépense bien entendue) qu’il vaudrait mieux acheter àl’industrie privée les présents que l’on veut envoyer.

L’industrie privée n’exécuterait pas, dit-on, des objets aussi magni-fiques et qui donnassent une si haute idée de nos arts. — Rien ne justifiecette assertion. L’industrie des particuliers est capable d’exécuter tout cequ’on lui commande aussi bien et très certainement à meilleur compteque des manufactures royales.

Un roi ne doit pas, ajoule-t-on, lésiner sur les présents qu’il fait. —Qu’il ne lésine pas, si l’on veut, sur la magnificence ; mais qu’il ne la paiepas au-dessus de sa valeur. Il peut y avoir de la magnificence à faire desdons lorsqu’on les puise dans une bourse personnelle, dans des revenusque leur possesseur ne doit qu’à lui-même et qui ne coûtent rien à per-sonne; mais j’avoue que je ne vois aucune magnificence à puiser dans lesimpôts dont la majeure partie se compose de petites contributions péni-blement payées par des hommes accablés de peine, et qui se privent sou-vent du nécessaire pour subvenir à de telles prodigalités 1 .

L’imprimerie royale, en France, a pour objet le service de toutes les ad-

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' J’ai oui parler, en certain pays, d’un homme titré, qui portait un habit brodéet des manchettes de dentelles, mais qui négligeait de faire blanchir son linge.Cet homme avait un hôtel, ou plutôt un palais, dont sa famille, faute de meubles,n’occupait qu’un petit grenier. Une méchante rosse rongeait une demi-botte depaille dans une magnifique écurie; et tout ce monde jeûnait depuis un mois,quand il s’agissait de donner un repas de cérémonie, comme fait souvent le peupledes pays les plus florissants de l’Europe, par vanité nationale.