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Tome II.
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SEPTIÈME PARTIE. - CHAPITRE XXVII.

de l'intelligence de celui qui a la direction d’une entreprise, de l’ordre quirègne dans sa gestion. Il s’assure que les produits en seront demandés àun prix qui laissera du bénéfice et par conséquent des facilités pour qu’onlui paie, tout au moins, l’intérêt de ses avances, et pour qu’on les luirembourse au besoin. En un mol, il est guidé par son intérêt personnel,et c’est précisément ce qu’il faut. La crainte qu’il a d’essuyer des perlesles prévient en réali lé.^ Un gouvernement qui fait des avances est moins| avantageusement placé pour bien juger du mérite des entreprises et de| celui des entrepreneurs. Il n’a point ces vues étroites et intéressées qui as-; surent le succès des affaires de ce genre. Il accorde la jouissance de ses! fonds à l’intrigue, à la faveur; ou s’il est dirigé uniquement par des vues; de bien public, elles sont en général peu arrêtées, fondées sur des rou-tines administratives, sur de fausses notions de la nature des choses decommerce. Qu’arrive-l-il? Le capital prêté se dissipe, et, finalement, l’en-treprise tombe; car une entreprise qui ne porte pas en elle-même le germede son succès, une entreprise qui ne se soutient que par les sacrificesqu’on fait pour elle, ne peut pas sc soutenir quand les sacrifices cessent ;

^ et ils cessent infailliblement tôt ou tard. O11 est toujours obligé d’en venirà celte conclusion, que les particuliers seuls peuvent produire; que l’u-nique rôle qui convienne au gouvernement est de les laisser débattre enliberté leurs intérêts et de les préserver de tous maux.

CHAPITRE XXVII.

Que la société est intéressée à favoriser l’instruction générale.

S’il est une vérité généralement admise, triviale, c’est que les institutionsfont les hommes ce qu’ils sont. S’il était possible que deux enfants, l’un nédans la Turquie, de parents turcs; l’autre, né en France, de parents chré-tiens, fussent transportés dès l’âge d’un an, le Français en Turquie etélevé par des muftis, le Turc en France et élevé dans nos collèges, quidoute que le Français ne devînt un excellent mulsuman, et que le Turcne fût un chrétien? Lejeune Turc regardera Mahomet comme un fourbeambitieux ; il cultivera les lettres, fera sa cour aux dames, et respecterales droits de son semblable ; tandis que le Français, élève des muftis, mé-prisera les chrétiens, les traitera d’idolâtres, enfermera les femmes etfera ses cinq ablutions tous les jours.

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