282 THÉORIE ANALYTIQUE DES PROBABILITES .
les mouvements des planètes et de la terre seront dirigés dans lemême sens, et que la somme de leurs inclinaisons à l’orbite de laterre sera comprise dans les limites zéro et 91°,4 187 ; on aura ainsi
T°^r ~ P 0ur cette P r °babilité , ce qui donne 1-pour la
probabilité que cela n’a pas dû avoir lieu, si toutes les inclinai-sons , ainsi que les mouvements directs et rétrogrades, ont été éga-lement faciles. Cette probabilité approche tellement de la certitude,<pie le résultat observé devient invraisemblable dans cette hypo-thèse; ce résultat indique donc, avec une très-grande probabilité,l’existence d’une cause primitive qui a déterminé les mouvementsdes planètes à se rapprocher du plan de l’écliptique, ou plus na-turellement, du plan de l’équateur solaire, et à se mouvoir dansle sens de la rotation du soleil. Si l’on considère ensuite que lesdix-huit satellites observés jusqu’ici font leur révolution dans lemême sens, et que les rotations observées au nombre de treizedans les planètes, les satellites et l’anneau de Saturne , sont encoredirigées dans le même sens ; enfin, si l’on considère que la moyennedes inclinaisons des orbes de ces astres, et de leurs équateurs àl’équateur solaire, est fort éloignée d’atteindre un demi-angledroit, on verra que l’existence d’une cause commune qui a dirigétous ces mouvements dans le sens de la rotation du soleil, et surdes plans peu inclinés à celui de son équateur, est indiquée avecune probabilité bien supérieure à celle du plus grand nombre desfaits historiques sur lesquels on ne se permet aucun doute.
Voyons maintenant si cette cause a influé sur le mouvement descomètes. Le nombre de celles qu’on a observées jusqu’à la lin de] 811, en comptant pour la même les diverses apparitions de cellede 1759, s’élève à cent, dont cinquante-trois sont directes, et qua-rante-sept sont rétrogrades. La somme des inclinaisons des orbitesdes premières est de 2667°,993, et celle des inclinaisons desautres orbites est de 261 5°,684; l’inclinaison moyenne de toutes