332 THÉORIE ANALYTIQUE DES PROBABILITÉS.
temps une boule de chaque urne, et à la mettre dans la sui-vante, en partant de l’une d’elles dans un sens déterminé. Si l’on
fait-=r' et -=dr, on aura, par le raisonnement que nousn n 1
venons de faire relativement à deux urnes,
dz i ={z i _ l — z^. dr ;
cette équation a lieu depuis i=i jusqu’à i = e — 1 . Dans le casde i=e, on a
dz„ = (z*-, —z t ).dr.
En intégrant ces équations, et supposant qu’à l’origine les prixrespectifs de chaque urne, ou les nombres des boules blanchesqu’elles contiennent, soient
^1 t • • ■ —1 »
on parvient à ce résultat, qui a lieu depuis i = o jusqu’à i=e —î,
/ 2 5 w\
2 ,= —. J. C
- , 2 S .lit
X„. cos.l- ar
2 S .(l- 1 ).7T
X,. cos.( — ar'^
( . / 2 S . (l — 2 ). 7T
-X,. cos.l —---- ar
, /2 s .(i—e+i)-7r /
1 -hX e _,. cos.l—i—-— - ar
le signe 5 s’étendant à toutes les valeurs de s, depuis s = i jus-qu’à s = e, et a étant égal à sin Le terme de cette expres-sion, correspondant à s=c, est indépendant de r, et égal àL. (Xj-f-X, —f— X e ,), c’est-à-dire à la somme entière des boules
blanches des urnes, divisée par leur nombre. Ce terme est lalimite de l’expression de z,; d’où il suit qu’après un nombre infinide tirages les prix de chaque urne sont égaux entre eux.