Band 
Tome septième.
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/i30 THÉORIE ANALYTIQUE DES PROBABILITÉS.

d’autant moins sûrs qu’ils sont plus éloignés du premier p. Onvoit encore que ce rapport diminue à mesure que p augmente, ouà mesure que l’on multiplie les observations, de manière que l’onpeut, par cette multiplication, diminuer à la fois ce rapport etaugmenter l; ce rapport devenant nul lorsque p est infini, et Pdevenant alors égal à l’unité.

31 . Appliquons l’analyse précédente à la recherche de la popu-lation d’un grand empire. L’un des moyens les plus simples et lesplus propres à déterminer celte population est l’observation desnaissances annuelles dont on est obligé de tenir compte pour dé-terminer l’état civil des enfants. Mais ce moyen suppose que l’onconnaît à très-peu près le rapport de la population aux naissancesannuelles, rapport que l’on obtient en faisant sur plusieurs pointsde l’empire, le dénombrement exact des habitants, et en le com-parant aux naissances'correspondantes observées pendant quelquesannées consécutives: on en conclut ensuite, par une simple pro-portion , la population de tout l’empire. Le gouvernement a bienvoulu, à ma prière, donner des ordres pour avoir avec précisionces données. Dans trente départements distribués sur la surlacede la France , de manière à compenser les effets de la variété desclimats, on a fait choix des communes dont les maires, par leurzèle et leur intelligence, pouvaient fournir les renseignements lesplus précis. Le dénombrement exact des habitants de ces com-munes, pour le 22 septembre 1802, s’est élevé à 2037615 indi-vidus. Le relevé des naissances, des mariages et des morts, depuisle 22 septembre 1799 jusqu’au 22 septembre 1802, a donnépour ces trois années,

Naissances. Mariages. Décès.

46o37

1 1 o 3 1 2 garçons,105287 filles,

103689 mâles,99443 femelles.