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s’inquiète peu de l’exactitude relative des dates ; les auteurs <des Précis ont en partie évité cet écueil, en adoptant, pou? (base de leurs calculs, les indications fournies par les savants s
bénédictins, rédacteurs de l’Art de vérifier les dates ; mais (
comme ils se sont particulièrement attachés à présenter les cfaits dans leur ensemble, et à caractériser les époques, il ea ,résulte que la partie chronologique est restée incomplète,et, de plus, qu’elle donne lieu, de la part des lecteurs, à des e
erreurs graves, contre lesquelles il est difficile de se pré- e
munir. Ainsi, pour nous borner à quelques exemples, 01 c
voit, dans le Précis de l’histoire du moyen âge (1840), p. 173 j
et 241, que la couronne de Sicile est assurée à l’empereur c
Henri YI par son mariage avec Constance, fille de Roger I 81 , à
et l’on peut croire que Henri YI est le successeur immédiat I
de Roger; pour la Navarre, pag. 292, les successeurs de a
Thibaut I er , de 1234 à 1453, ne sont pas indiqués; on peut ,
en dire autant des rois de Portugal, du 12 e au 15 e siècle, q
pag. 299; des empereurs de C. P., pag. 192-198, 225 et q
431 -439 ; des rois de Danemarck, de Suède et de Norwège, à
de Pologne et de Russie, pag. 423-430, etc. h
Pour combler ces lacunes, il faudrait recourir à l’Art de s ,
vérifier les dates, et bien peu de personnes ont ce grand ou- s
vrage à leur disposition ; à plus forte raison les élèves des j]
collèges, qui n’ont d’autres livres que leur Précis et des ci
abrégés d’histoire générale. p
b. L’aridité même de l’étude de la chronologie soulève, eid’un autre côté, un nouvel obstacle : des noms et des dates i£alignés symétriquement ne parlent guère à l’imagination ; ac’est à peine si l’on retient fidèlement la série des rois de g (France ; que serait-ce donc s’il fallait apprendre toutes lesséries chronologiques de l’histoire ancienne et moderne ; et d<pourtant on sent tellement la nécessité d’avoir une idée v:exacte des successions chronologiques, que chaque jour voit diéclore les méthodes les plus ingénieuses pour les fixer dans til’esprit ; on cherche d’abord à s’adresser aux yeux, d’après sile précepte d’Horace : di
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Segniùs irritant animos demissa per a lires ri
Quam quæ sunt ocuîis subjecta fidelibus.