AUTEURS FRANÇAIS. 41 -46. m
l’originalité et la concision des tours. La Bruyère y donne desconseils, y place des réflexions sur l’art difficile d’écrire, et il yparle d’un assez grand nombre d’auteurs , tels que Homère,Virgile, Tite-Livc, Cicéron, Platon, Horace, Balzac, Voiture,Térencc, Molière, Malherbe, Théophile, Ronsard, Marot, Bacan,Rabelais, Montaigne, Amjot, Corneille, Racine, Boileau, etc.,qu’il apprécie avec non moins de sagacité que de justesse.
N os 41,42. Massillon . Les cinq premiers sermons du PetitCarême.
Après vingt années de prédication , Massillon, nommé par lerégent (Philippe d’Orléans) h i’évèché de Clermont en 1717 , futchargé de prêcher un Caverne devant le jeune roi Louis XV. Ra-cine avait près de cinquante ans lorsqu41 produisit Athalie ; Mas-sillon en avait près de cinquante-cinq lorsqu’il composa sonPetit Carême , qui lui fit donner le norn d e Iiacinc delà chaire.
Le Petit Carême a été ainsi appelé parce qu’il ne renferme quedix sermons , la station de la cour ayant été réduite à une simpledominicale, h cause du jeune âge du roi. On trouve dans cessermons un style agréable , des pensées ingénieuses , des aper-çus pleins de grâce, une morale indulgente; mais cette moraleest quelquefois un peu mondaine , et l’on n’y trouve pointcette éloquence, ces mouvements sublimes, ces méditations pro-fondes qu'on admire dans ses grands sermons sur la vérité d'unavenir , sur le petit nombre des élus , etc.
Les cinq premiers sermons du Petit Carême ont pour titre :i° Des exemples des grands; 2 ° Sur les tentations des grands ;3° Sur le respect que les grands doivent à la religion; 4° Surle malheur des grands qui abandonnent Dieu ; 5° Sur l’huma-nité des grands envers le peuple .
N°* 43, 44. Massillon . Les cinq derniers sermons du PetitCarême,
Les cinq derniers sermons du Petit. Carême ont pour titre :
1 0 Sur les caractères de la grandeur de J.-C.; 2 0 Sur la faus-seté de la gloire humaine; 3 0 Sur les écueils delà piété desgrands ; 4° Sur les obstacles que la piété trouve dans le cœurdes grands ; 5° Sur le triomphe delà religion. — Mêmes obser-vations que plus haut.
N os 45, 46. Montesquieu . Grandeur et décadence des Romains*
Les Considérations sur les causes de la. grandeur et de la dé-cadence des Romains , sont peut-être le plus pavfait des écrits