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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE ANCIENNE. 15. IG. 189

rappeler son rival. Gimon détourna contre les Perses l’ambitieuseactivité des Athéniens, soutint la révolte de l’Egypte, et, parde brillants succès, il força le grand roi de demander une paixhumiliante, par laquelle il déclarait libres toutes les villes grec-ques de l’Asie Mineure (449)*-Ai ns i finirentles guerres médiques *,après cinquante ans de durée.

BT 16.

Histoire des luttes intérieures des peuples de la Grèce jusqiCàla fin de la guerre du Péloponèse.

De <j3r è 4°4 av< ^ »-C., espace de 2 ~j ans.

On appelle guerre du Péloponèse la guerre que se firentles Athéniens et les Spartiates, pour la primauté de la Grèce,Elle dura vingt-sept ans (4ui-4o4), et finit par la prise d’Athènes.On y vit figurer du côté des Athéniens, Pèriclès , Alcibiade ,ÎSicias , etc., et du côté des Spartiates, Archidamus , Hrasidas ,CaUicratidas , Lysandre , etc.

Causes de la guerre du Péloponèse. Périclès rendit sa pa-trie redoutable au dehors, superbe au dedans. La Chersonèse deThrace, les villes maritimes du Péloponèse, l’Acarnanie , toutesles îles et toutes les mers jusqu’au royaume de Pont, se soumi-rent aux armes d’Athènes, et l’argent des alliés l’embellit, sousla direction de Phidias, d’une foule de monuments admirables.Les alliés réclamèrent; Périclès les amusa quelque temps par sesintrigues. Sparte enfin se prononça contre son heureuse rivale,eila lutte ne tarda pas à s’engager (43x)*

Guerre du Péloponèse jusqu’à l’expédition de Sicile (43r-4 16 ). Les Thébains, alliés de Sparte, commencent les hostilitéspar le siège de Platée, qui les repousse. Archidamas, roi deSparte, à la tête de soixante mille combattants , dévaste l’Atti-que sansrencontrer d’opposition. D’un autre côté, Périclès , pla-çant tout son espoir dans la marine, va rendre avec sa flotte auPéloponèse , plus de mal que l’Attique n’en reçoit, et l’avantagede la première campagne reste aux Athéniens. Archidamus ouvrela seconde par un nouveau ravage du territoire ennemi ; mais lapeste fait un plus grand dégât dans la ville. Parti de l'Ethiopie,le fléau parcourt l’Egypte, la Libye, la Perse, et fond tout à coup

1 . Pour l'histoire plus détaillée de la Perse pendant et aprèsla guerre niédique, voir l’appemlice du n° x, p. itiG.