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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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*9" HISTOIRE ANCIENNE. 10.

sur Athènes. Maigre les soins aussi généreux qu’habiles du célèbremédecin Hippocrate, qui refusa les présents d’Artaxerxès, unefoule de citoyens périrent; mais la perte la plus irréparable futcelle de Périclès (429).

Les trois années suivantes furent marquées par la fin de deuxsièges célèbres , celui de Potidée, en Thrace, et celui de Platée ,en Béotie.Des succès divers, de 426 à 422, firent pencher la balanceducôté tantôt d’Athènes, tantôt de Sparte. Nicias et Hippocrateillustrèrent les armes athéniennes en divers lieux et surtout à Ta-nagre. Brasidas releva la gloire lacédémonienne en plusieurs en-droits et surtout à Eélium, où le philosophe Socrate sauva lesjours du jeune Alcibiade. Cléon, vil harangueur, gouvernaitalors Athènes ; il voulut aussi se mêler de guerre ; mais il se fitbattre près d’Amphipolis, et périt dans l’action avec Brasidas,son vainqueur. Athènes et Sparte, également épuisées de leurspertes réciproques, conclurent (421), sous la médiation de Ni-cias et de Plistonax, une trêve de cinquante ans ; mais ce ne futqu’une fausse apparence de concorde.

Expédition de Sicile (4i6~4i 3). Un homme, le plus beau desGrecs et le plus riche des Athéniens, d’une grande naissance etd’un esprit extraordinaire, doué de tous les vices et de tous lestalents, Alcibiade, s’était rendu l’idole de la multitude. Malgréles efforts de Nicias, bon général et citoyen circonspect, il fit ré-soudre la désastreuse expédition de Sicile. La flotte partit ; àpeine Alcibiade eut-il fait quelques progrès dans l’île, qu’il futrappelé dans sa patrie par une accusation de sacrilège 1 ; mais ils’enfuit à Sparte. Nicias, après de longues hésitations, marchasur Syracuse, qu’il investit ; mais sa négligence y laissa pénétrerle Spartiate Gylippe avec vingt galères. D’assiégeant Nicias devintassiégé ; bientôt même il lui fallut faire retraite. La moitié de sestroupes périt parle fer ou dans les eaux, et le reste fut pris avecle général (4*3); sept mille soldats furent condamnés aux car-rières , et moururent pour la plupart de faim, de soif et de tousle's genres de misères.

Fin de la guerre nu Péloponèse (4i2-4o 4). Tout se réunis-sait pour accabler Athènes : ses revers, la défection de scs alliéset la vengeance d’Alcibiade. Par bonheur, ce citoyen pervers fut

i, Toutes les statues de Mercure ou Hermès avaient été renver-sées en une seule nuit, et l’on en accusait Alcibiade.