HISTOIRE ROMAINE. 56. 28 r
son consulat pour cinq arçs (5G), il profita des divisions sur-venues entre les peuplades gauloises pour les subjuguer toutes.
Les Armoricains forment alors , par l’influence de» Vénèles,une ligue contre César (56). César les défait sur terre et surmer, soit par lui-même, soit par ses lieutenants. Les Gauloisn’osent remuer (55) ; c’est le tour des Germains , Usipiens etTenchlères. Tandis que le fils de Crassus dompte l'Acjuitaine,César passe le Rhin et met en fuite les deux peuplades germa-niques. Il pénètre ensuite dans la Grande-Bretagne (5/j). A sonretour dans les Gaules, la disette le force il disperser ses trou-pes. Soudain il apprend qu’une de ses légions, commandée parle frère de Cicéron, est en danger par la révolte des Eburons.César vole à son secours avec sept mille liommes, et passe sur leventre k soixante mille Gaulois. L’année suivante (53) estmarquée par les mêmes exploita. La campagne de l’an 52 est laplus bi lle. Un soulèvement général des Gaules, excité par l’ar-verne Vercingétorix , menace toute» les conquêtes de César ; leproconsul traverse les Cévennes au plus fort de l’hiver, ravagel'Auvergne, va rejoindre ses légions, et défait Vercingétorix,qui court s’enfermer dans Alise (près deSemur) avec quatre-vingt mille hommes. César l’y poursuit, bloque la ville , et s’enempare malgré deux cent cinquante mille autres Gaulois quicherchent h la secourir.
Les Gaulois étaient vaincus, mais non pas domptés. Ils pen-sèrent h disséminer leurs forces pour diminuer celles de César;mais César les prévint, et la campagne de l’an 5l abattit tout cequi résistait encore. La pacification entière de. la Gaule ne futplus alors qu’un jeu pour un homme qui savait allier à proposla clémence avéc la sévérité. La neuvième année de son com-mandement (5o) servit comme de repos à ses victoires et de pas-sage à d’autres exploits.
2. Intrigues et séditions a Rome. L’audacieux démagogueCl.odius, dont César s’était servi pour faire exiler Cicéron , nepouvait être longtemps un instrument docile. Dès que Césarfut parti pour les Gaules, ce tribun ménagea si peu les triumvirseux-mêmes , que Pompée songea à rappeler l’orateur (57). Alorseurent lieu les scènes sanglantes qu’excitait le tribun Milon,célèbre adversaire de. Clodius ; mais celui-ci ne parut point