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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE ROMAINE. 45 . 44 . 3 i 3

t encore les Marconians (178), et mourut, laissant le trône à son

fils Commode (180). On a de Mare-Àurèle un ouvrage philoso-phique sous le titre de A moi-même.

Commode ( 180-191 ) ; décadence de l’Empire. Commode*fils de Marc-Aurèle, dut le trône aux vertus de son père;mais il le souilla de tous les crimes. Ne cruel, il le devintencore plus, à la suite de complots trames contre ses jours.' On le vil vendre le droit de meurtre, livrer des citoyens

innocents aux bêtes, féroces , corrompre ses propres sceurs , épou-ser trois cents femmes. Il se fit appeler Hercule, pour ex-terminer les monstres , c’est-à-dire les estropiés, à coups demassue : il vainquit sept cent trente-cinq fois dans l'arène desgladiateurs; en un mot, son seul plaisir, sa seule affaire, étaitde voir et de faire couler du sang. Il périt empoisonné par Mar-cia, sa concubine, qu’il s’apprêtait à faire périr.

Avec Commode finit le principal et commença la décadencede l’Empire. Il fut le premier empereur qui acheta la paix desBarbares, fatale politique qui les enhardit ; bientôt on les vit sepresser de toutes parts sur les frontières, et l’empire ne tardapas à être entamé.

N° 44 .

Les princes syriens. De Per Linux jusqu'à Alexandre Sévère*De 192 à 235 après J.-C., espace deans.

Princes syriens. Les princes syriens commencent à Sep-time Sévère (192). Il avait épousé Julia Domna, fille de JuliusBassianus, prêtre du Soleil à Emèse , en Syrie : c’est de là queles Sévères, dans la suite , furent regardés comme princes sy-riens.

Pertinax, Didius Julianus, Pescennius Niger, SeptimeSévère (192-21 i). Les conjurés qui avaient tué Commode, por-tèrent h l’empire le vieux Pertinax, qui, fils d’un marchand de char-bon, s’était élevé, sous Antonin et Marc-Aurèle, aux premiersgrades de l’armée. En trois mois, les lois furent remises en vigueur,les dettes acquittées , les finances rétablies. Mais les prétoriens negoûtaient point ccs réformes. Trois cents d’entre eux coururent, en

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