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plein jour, à son palais et le massacrèrent (192).L’empereur mourut
sans se défendre, enveloppe de sa toge, invoquant Jupiter Vengeur.
On vit alors jusqu’où peut aller une soldatesque sans frein.Elle avait souvent donne l’empire pour de l’argent ; elle le mit àl'enchère. Deux acheteurs.se présentèrent : Sulpicianus, beau-père de Pertinax , et Didius Juiianus, jurisconsulte distingue;le premier, au pied du rempart, le second, dans l’intérieur ducamp, élevèrent h l’envi leurs offres. Enfin Didius l’emporta parla promesse de six mille deux cent cinquante drachmes par tète( 5 , 4^5 fr.), et le sénat confirma cct infâme marché.
Il n’en fut pas de même des légions : en Bretagne, elles pro-clamèrent Albinus ; Pescennius Niger, en Orient; Septime Sc-vère, en Illyrie. Celui-ci marcha sur Rome , sans trouver de ré-sistance; le sénat condamna Didius h la mort: Quel crime ai-jecotnmis ? dit-il en pleurant, et le bourreau lui trancha la tête.
Sévère dégrada les prétoriens , punit les meurtriers de Perti-nax, s’attacha les soldats par ses largesses, humilia le sénat,délit et tua ses deux rivaux ( 1 1 0"? ) 1 proscrivit avec cruauté
leurs partisans, et envoya aux sénateurs la tête d’Albinus,/x>?^?*leur Jaire connaître , disait-il, jusqu'où pouvait aller sa co-lère. Suivi de ses deux iils, il fît la guerre aux Parthes, alliés deNiger, porta le fer et la flamme dans leur pays (198-199), visitala Palestine, l’Arabie, etc. Une révolte l’appela ensuite dans laGrande-Bretagne. L’ordre fut bientôt rétabli dans celte pro-vince , et Sévère renferma les Calédoniens dans l’Ecosse par ungrand mur semblable h celui d’Adrien ( p. 3 i 1 ) , et qui conserveencore son nom (204-209). Caracalla, l’aîné de ses fils, tenta deuxfois de le tuer : Sévère Lui pardonna ; mais il [mourut quelquetemps après de chagrin à York (211) , laissant l’empire indivisentre ses deux fils.
Caracalla, Géta et Macrin (211-218). Les deux fils de Sé-vère régnèrent quelque temps ensemble ; mais Caracalla, jalouxde commander seul, tua Géta, son frère , entre les bras de leurmère, qui fut blessée du même coup (212). Tons les amis de lavictime furent massacrés, et le vertueux Papinien lui-même, pré-fet du prétoire, parce qu’il refusa de faire l’apologie du fratri-cide. Les expéditions militaires ne furent, pour Caracalla, quedes occasions de piller en grand: il ruina tour à tour la Gaule,