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dant l’Eglise, à peine victorieuse, fut déchirée par l’hérédc d’A-rius , prêtre d’Alexandrie , qui niait la divinité de Jésus-Christ.Constantin assembla contre l’arianisme, à Nicée, le premierconcile œcuménique (universel), qui condamna les écrits d’Arius(S^S). L’hérésiarque fut exilé.
Fondation de Constantinople. Les vengeances précipitéesde Constantin contre Crispas, son propre fils 1 , et contre Lici-nien, fils de son ancien rival , Pavait rendu odieux h Rome , quivoyait d’ailleurs de mauvais œil le triomphe du christianisme.Résolu de fonder une au ire capitale, qui, pure de tout paganisme,put encore servir de boulevard aux faibles frontières de l’Orient,il choisit Byzance, placée sur la mer Noire , dans la situation laplus avantageuse de l’univers. II la bâtit en dix ans, en fit uneseconde Rome , et lui donna le nom de Constantinople. La déci-cace en fut faite en 332. Trois après, Constantin partagea l’em-pire entre ses trois fils, Constantin II, Constance II, Constant,et ses deux neveux, Annibaiien et Dalmace, et mourut en 33^,avec le surnom île Grand , mais non sans avoir accordé quelquefaveur à la funeste hérésie d’Arius.
Constitution monarchique, administrative et fiscale sorsDioclétien et Constantin. Pour rendre la souveraineté plus im-posante, Dioclétien avait pris le diadème, les vêtements d’or et desoie, et introduit l’usage de l’adoration et les autres cérémoniesorientales. On ne paria plus de puissance consulaire ni tribuni-tienne : les titres d’empereur, de seigneur (dominus) , furent lesseuls reçus. Constantin en outre rangea autour du trône lesdiverses dignités de l’Etat dans une subordination graduée ; lesfamilles patriciennes étant éteintes, le titre d e patricien ne futplus qu’une distinction personnelle accordée parl’empereur. Ainsicommencèrent à se former quatre classes privilégiées, distinguéespar leurs qualifications. La première , celle des illustres , compre-nait les consuls, les patriciens, les préfets, les commandants-gé-néraux , les sept ministres du palais ; la deuxième , celle des res-
i. Fausta l’avait accusé calomnieusement d’un crime atroce;Constantin reconnut bientôt l’innocence de son fils, et Fauslafut mise à mort.