HISTOIRE ROMAINE. 49. 333
tieux. Le troisième, le comte des largesses (cornes sacramnilargitionum), ministre des finances, surveillait les mines, lafabrication des monnaies, les manufactures, le commerce *, vingt-neuf receveurs provinciaux correspondaient avec lui ; sa compta-bilité occupait sept divisions de secrétaires, dont les opérationsse contrôlaient réciproquement. Le quatrième, le comte du tré-sor privé (cornes rci privatæ ), administrait les domaines impé-riaux. Le cinquième, le questeur (quæstor) , grand-juge ouchancelier, était le chef de la jurisprudence, dressait les ordon-nances du prince et décidait toutes les questions douteuses quelui soumettaient les juges ordinaires. Le sixième et le septième ,les deux comtes des domestiques (comités domesticorum ),commandaient les gardes du prince, au nombre de trois millecinq cents, distribués en sept écoles ou troupes , et en deuxcompagnies choisies de gardes-du-corps ( proleclores).
Les anciens impôts ne suffisant plus au nouveau système,Dioclétien y substitua : i ° Vindiction , qui portait sur toutesles terres, sans excepter le domaine impérial. Constantin régu-larisa cette taxe, dont il indiquait tous les ans la quotité, ré-partie ensuite sur les propriétaires au moyen d’un cens oucadastre , revu tous les quinze ans; de là s’établit le cycle, et1 ‘'ère des indictions, qui commença en 3i2; 2 ° l’impôt sur l'in-dustrie (aurum lustrale ), qu’on nomma depuis le chiysargyre ,et qui remplaça Vaccise ou centième ; il devait être acquittétous les quatre ans , 3° les dons gratuits (aurum coronarium).L’ancien usage des alliés et des villes d’Italie de décerner descouronnes d’or aux triomphateurs, se perpétua sous les empe-reurs, qui préférèrent des sommes aux couronnes. Depuis Dio-clétien et Constantin, ces sommes, régulièrement exigées desprincipales villes, en certaines circonstances, devinrent unvéritable impôt. Il faut ajouter à ces charges les dépenses muni-cipales , qui retombèrent sur les citoyens ou sur les décurions.
3. Constitution particulière des villes provinciales ;colonies; municipes ; sénat ; curie , etc. Les villes provin-ciales obtinrent ou gardèrent une constitution particulière. Lesplus importantes d'entr'elles ayant reçu des colonies iornâmes,il en résultait qu’elles eurent des institutions plus ou moins con-formes à celles de la métropole . et qu’elles les conservèrent