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Tome premier.
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DE PAUL-LOUIS COURIER.

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grande-armée. Depuis lors son opinion sur les héros, surla guerre, sur le génie des grands capitaines, a été cequ’on la voit dans la Conversation chez la duchesse d'Al-lant. Courier n’a plus voulu croire qu’une pensée, uneintention quelconque aient jamais présidé à un désordretel que celui dont il avait été témoin. Il a été jusqu’à nierabsolument qu’il y eût un art de la guerre. A la véritéon pouvait tomber mieux qu’à Essling et Wagram poursaisir et voir en quelque sorte opérer le génie militairede Bonaparte. Ce n’est pas à ces deux sanglantes jour-nées, mais aux quinze jours de marches et d’opérationsqui les amenèrent que la campagne de 1809 doit sa justeimmortalité. Courier l’eût compris mieu»que personnesi ses émotions de Wagram ne l’eussent brouillé sansretour avec la guerre.

La vie de Courier n’est désormais plus que littéraire.A peine arrivé en Italie, il se rendit à Florence pour ychercher dans la bibliothèque Laurentine un manuscritde Longus, dans lequel existait un passage inédit quiremplissait la lacune remarquée dans toutes les éditionsde ce roman. Mais, dans le transport avec lequel il selivrait au bonheur de sa découverte, une certaine quan-tité d’encre se répandit sur le précieux passage. C’est làl’histoire de ce fameux pâté qui sembla en barbouillanttrois mots grecs avoir détruit le palladium de Florence.Les bibliothécaires dénoncèrent Courier au monde sa-vant, comme ayant anéanti ce grec dans l’original pourtrafiquer delà copie, ou pour empêcher qu’on’pût vérifierla découverte qu’il s’attribuait. L’affaire eût fait peu debruit si Courier n’eût voulu répondre aux attaques desbouquinistes qui le poursuivaient ; mais il fit sous le titre de