ET DE PRUSSE.
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souverain les conditions auxquelles Napoléonl’accordait. Les succès des armes françaises enjustifiaient la rigueur, mais la situation de laPrusse était désespérée : par ce traité, le roide Prusse conservait Magdebourg et la Vieille-Marche, toute la Prusse méridionale, et vingt-cinq millions d’écus du pays devaient être payésà la France à titre d’indemnité de guerre.
Frédéric-Guillaume souscrivit Èr ces conditionsque les malheurs de son peuple lui faisaient undevoir d’accepter, et il ne manquait plus au traitéque la signature de Napoléon. Mais dans l’inter-valle la victoire lui avait donné d’autres droits ;les capitulations de Prentzlow, de Custrin, deStettin , de Spandau, de Hameln, de Magde-bourg, d’autres succès encore qu’il n’avait puprévoir, le rendaient maître de presque toute lamonarchie prussienne ; il devait avec raison êtreplus exigeant, et rompant les négociations, vou-lant profiter de tous ses avantages, il fit offrir auroi, non pas la paix, mais un armistice dont lesconditions principales portaient que Colberg,
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