ET DE PRUSSE.
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mais la Prusse avait gardé son attitude défen-sive.
Enfin le moment arriva pour elle où il lui fal-lut aussi succomber sous le fatal ascendant del’Angleterre. Mais, afin que sa chute fût plushumiliante et plus terrible, elle alla seule s’offriraux coups de l’ennemi qui devait l’écraser. Alorson vit se renouveler ces actes de forfanterie quiavaient signalé les premiers pas des troupes prus-siennes en 1792; on eût dit que l’œuvre de lavengeance de toutes les monarchies devait êtreaccomplie par le cabinet de Berlin ; à lui seulsemblait réservée la gloire d’anéantir le colossemilitaire qui s’élevait sur tant de débris ; et pourrappeler entièrement la première guerre, on fitprécéder la seconde d’insolentes propositions ;l’ambassadeur français fut même insulté dans lacapitale, où son caractère ne put le mettre à l’a-bri des menaces d’une jeunesse aveugle et inex-périmentée. Le cabinet prussien rêvait mêmedéjà une autre colonne de Rosbach ; mais six se-maines après ces démonstrations orgueilleuses,