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Tome premier.
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la Chine l'éléphant, le rhinocéros, la vache île Tar-larie, le tapir, le buffle, l’ours, le tigre, le léopard,la panthère et le musc. Parmi les oiseaux, on re-marque les faisans et les oiseaux de paradis ; les pois-sons dorés appelés cyprins sont originaires de laChine. Celte contrée possède de riches mines d'or,d’argent, de cuivre, de fer, de plomb, de mercure, dehouille et de sel ; des carrières d’ardoise, de marbre,de lapis-lazuli, de cristal, de jaspe, etc. — Les Chi-nois sont en général de pelite taille. Ils ont le nezcourt et relroussé, la tête de forme conique et lafigure triangulaire; leurs sourcils sont placés très-haut et presque sur une ligne droite; la racine dunez est très-large et la lèvre supérieure fait sailliesur l'inférieure. Ils sont sujets à une lèpre conta-gieuse qu’ils ne savent point guérir. Leur naturel estdoux et pacifique, mais ils sont rusés et méfiants.L’agriculture est chez eux en honneur; elle reçoit dugouvernement de grands encouragements. Les artsmécaniques sont assez avancés; néanmoins, bien queles Chinois aient connu longtemps avant les Euro-péens la boussole, l’imprimerie, la poudre à canon,leurs habitudes routinières les ont empêchés de per-fectionner ces inventions. Leur architecture est bi-zarre, mais légère ; le tracé de leurs jardins élégant.Quant à leur dessin, c’est une exacle et servile repré-sentation de la nature, mais sans aucune perspectiveet dépourvue de toute espèce d’art. Les sciences sontfort arriérées; lesmalbémaliques, l’astronomie, l’his-toire naturelle sont celles qui ont fait le plus de pro-grès. La littérature des Chinois est riche, variée,surtout en fait d’histoire, de romans, de pièces dethéâtre; nulle part les livres ne sont plus nombreuxet à meilleur marché. Les deux langues principalessont le mandchou et le chinois : ce dernier idiome alongtemps passé pour la langue la plus difficile dumonde. L’écriture est une langue à part; et, commenos chiffres, elle exprime, non les sons, mais lesidées; on n’y compte pas moins de 100,(100 caractè-res : très-peu de personnes les connaissent tous. —L’industrie est très-active chez les Chinois ; ils excel-cellent dans la fabrication de la porcelaine, dans lesvernis, les papiers de soie et de tenture, l’encre deChine, les soieries, les nankins et autres tissus. Ilsexécutent avec une perfection inimitable les ouvragesde laque, d’ivoire et de bambou, les figurines, les in-struments de musique et les Heurs artificielles. Lecommerce extérieur est très-rcstreinl. Le commerceintérieur se fait par les fleuves et les canaux ; et em-ploie un nombre infini d’habitants, qui vivent sur desbarques ou jonques, dont la multitude forme en cer-taines localilés des villes flottantes. — Le gouverne-ment est monarchique et absolu , mais tempéré parle droil de représentation accordé à certaines classesde magistrats, et par l’obligation où est l’empereurde ne choisir ses ministres que dans le corps des let-trés et d’après des règles fixées. Les lettrés, qui sontau nombre de 500,000 environ, forment, avec lesofficiers militaires, la noblesse de l’Élat. Ils ne reçoi-vent ce titre de lettré qu’après un examen ; eux seulsont le droit de prétendre aux emplois publies et autitre do mandarins. ( Yoy . mandarins.) Après la classedes lettrés vient celle des agriculteurs, puis en troi-sième et quatrième rangs les industriels et les com-merçants. L’empereur est chef de la religion enmême temps que de l’État. 11 réside d’ordinaire àPékin, mais dans l’été il habite Dcke-hol dans laMongolie. Les appointements des employés de l’Étatet la solde de l'armée sont payés moilié en argent,moitié en nature. On évalue les forces militaires à750,000 hommes, mais ces troupes sont mal arméeset mal exercées; leur artillerie est très-mauvaise etla lactique peu savante. — Trois eulles différents ré-

gnent en Chine : 1° celui de Coiitucn i j-giat ctseu) ou des Lettres, qui est la religm rec >oïi! i:> ,celle des classes les plus élevées; ce eu j„| deun Êlre suprême; il a des temples, 11 ‘.,'eligi clixprêtres (l’empereur seul remplit les tics an du sU f'au nom de tout le peuple) ; ce culte reco » e e l letout la piété filiale , le respect pour la vi ^ r gisi>»culle des tnorls. 2° Celui de 7ao-fse ou ai’-primitive, culte de la raison, établi 000 a i^uéreère par le philosophe Lao-Tseu, mais qu* c efi e , r f'en une sorte de polythéisme. Les prelres fluideligion s’occupent de magie et d’astrolog 1 ®- |joU fo.Bouddha, en chinois Fo-tho, et par jmi . gjjiiie[Voy. BocuHHrsMii.) * On trouve aussi utm oV jnce»1,500,000 musulmans répandus dans l es 1. jjques,occidentales; 50,000 juifs; et 100,000 ça ul .lasoit nouvellement convertis, soit descend/ 1 ‘ ( j a iisplupart des Chinois convertis par lesles provinces méridionales el orientales. ■,,<> un 1 ;

Histoire. Los Chinois donnent à leur 11 .,, n( jra* enantiquité fabuleuse ; leurs annales ne eoinp 1 , leurpas moins de 80,000 à 100,000 ans. leur

premier législateur, et Yen-ti ou C! 1 " 1 ®'' 1 J^,’ ia iig'premier agriculteur. C’est sous le règne ac ^^oisti, troisième souverain de la Chine, que les eu , n ji-font commencer leur ère historique, el <( a 1 p/|iisçtant leurs cycles, dont la durée est de 00 ai • rll )itoire nomme six successeurs de Houang'/ Loquelesquels on distingue Yao), jusqu'à l’an 21 JL jVdy-de l’avénemenl de Yu, chef de la dynastie s0 usnaslie impériale. Du x c au in u siècle avant J - ^al-la dynastie des Toliéou-kue, c.-à-d. des ro f mlinitants, la Chine fut morcelée en un nondff re lesd’Ëlals indépendants, perpétuellement en g u rp^n-uns contre les autres. Enfin l’an 247 av. J- -p \ oU te lu

chi-lioang-li,de la dynastie des Tlism

Chine sous son empire; repoussa l es .,'. n '?MiséP a ^

J. C.); elle agrandit l'empire par de vaslescoum jjencouragea les sciences et les lettres; et ht j . j fi.les ouvrages de Confucius, mort l'an 479 a L,migi' rAu ii° siècle de notre ère, époque des grande | 1Klions fins nntirms dn l'Asie. I;i f.liine eut îi SJ- 1

lions des nations de l'Asie, la Chine eut a S i eU x en 1 'sieurs invasions, et finit par se diviser en d jsme 1 * 1pires : celui du nord, où régnèrent simmp sU il,les Goé’i, le Pé-tsi, les Héou-lcliéou ; et celu* ^desoù se succédèrent les dynasties des Song, des ’ f U -Liang, des Tchin et des Soui. Ces deux em.P , f 0 u-rent enfin réunis sous l'empereur Li-ang d>* U poil'dateur de la dynastie Tang, laquelle conservavoir pendant 3 siècles. Du ix e au xm e siècle, ^ oll -tut ravagée par les invasions continuelles d eï Lieiilgols et des Tartares. En 1225, les Tartaresconquis loute la parlie seplentrionale de U (r j),nljusqu’au lleuve Bleu, et avaient soumis à u» pro-ies rois de la dynastie Song qui occupaient t j eU rvinces au S. de ce lleuve. Ceux-ci appelèrent f(r

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secours les Mongols; Kublaï-Kan, leurpoussa en effet les Tarlares (1260), mais - , eV1 „bientôt après les rois Song eux-mêmes, et ., ia sU 6ainsi maître de la Chine entière ; il fonda la l '\ ec ;i'Yen (1279). Les princes de celte dynastie re s l cirrent les mœurs et les usages du peuple va 111 . , ’ dé-pendant ils ne purent longtemps maintenir 16/ u ,imination ; et, sous le règne de Choun-ti (1 |((jot>Chinois nommé Chou souleva toute la P°P"' 01 )iacontre les étrangers , expulsa les Mongols, et 11 5 ,

sur le trône sous le nom de Taï-tsou. Ses suseurs, appelés Mings, régnèrent jusqu’en 1644i . oll 5rent presque tous des princes distingués. C est » j Sle règne (le l’un d’eux, Ou-tsoung. que les Poi'Pe 1