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dénotent une grande fécondité et un esprit vraimentoriginal.
BERNE, Darnis, ville d’Afrique, dans le pays deBarea (État de Tripoli), à 890 kil. E. de Tripoli,par 20° 18' long. E., 32° .12' lat. N. Aux environs,grande fertilité. Cette ville est souvent ravagée parles invasions des Bédouins et infestée par la peste,qui a réduit la population de 5,000 à 1,000 hab. L’a-miral Gantheaume y débarqua en 1799.
DERNIS, ville des Étals autrichiens (Dalmatie), à66 kil. N. E. de Zara; 2,000 hab. Citadelle aujour-d’hui ruinée, commandait plusieurs défilés impor-tants.
* DE ROI (Jean-Baptiste), peintre, né à Bruxellesen 1759, mort en 1839, s’est distingué dans le paysageavec animaux. Le musée do Bruxelles a de lui :Convoi de bestiaux ; Paysage avec bestiaux.
DERPT, ville de Russie. Voy. dorpat.
DERREYEII, ville de l’Arabie centrale, capitale duNedjed, à 750 kil. N. E. de la Mecque, par 25° 15'lat. N., 11“ 10' long. E. Cette ville, qui est très-forte,était le chef-lieu de l'empire des Wahabites. Ibrahim-Pacha, fils de Méhémet-Ali, s'en est emparé en 1819.Elle avait alors 15,000 liai).; auj. elle est presquedéserte.
DERIIY, ville et comté d'Irlande. Voy. loxdox-derry.
DERTONA, auj. Tortone, ville de la Ligurie, auS. du Pô, entre Gênes et Plaisance. Elle fut coloniséepar Æmilius Scaurus.
IIERTOSA, auj. Tortose, ville d’Hispanie, dans laTarraeonaise, sur l'Ébre, près de la côte, était lechef-lieu des Itercaones. Elle reçut une colonie ro-maine sous Auguste.
DERVAL, ch.-l. de cant. de France (Loirc-lnfér.),à 23 kil. S. O. de Châteauhriant ; 2,050 hab.
DERVAZEH, petit État du Turkestan indépendant,a pour capitale une ville de même nom, située à190 kil. N. E. de Badakchan.
DERVICHES ou DERV1S, d'un mot persan, quiveut dire panure, moines musulmans dont la prin-cipale occupation est la prédication. Ils font vœu depauvreté et de chasteté, mais observent fort peuces deux points, car ils font le plus fréquent usaged’opium et de liqueurs forles. Ils s’imposent tous lesjeudis un jeûne complet. Pour obtenir les aumônesdes fidèles, ils exécutent sous leurs yeux une foule dejongleries et de tours d’adresse. Leur couvent prin-cipal est il Konieh, dans la Caramanie.
DERWENT, riv. d'Angleterre, dans le coin lé deDerby, passe à Belper cl à Derby et se joint au Trentaprès un cours de 90 kil. — Une rivière du comté deCumberland, et une autre de, la Diéménie, dansl’Australasie, qui passe à Hobart-lown, portent lemême nom.
DESAGUADERO, rivière de Bolivie, naît clans lesAndes, à l’O. du lac Desaguadero, coule au N., ettombe dans le lac Umamarca, après un cours ded50 kil. — Rivière de l’État de Buenos-Ayres. Voyez
RIO COLORADO.
desaguadero , lac de la Bolivie. — Lac du Chili,dans le pays (les Araucans, dit Desaguadero deOsorno ; 80 kil. sur 10. Il donne naissance au Rio dePenon au S., et à fOsorno au N. O.
DÉSAGULIERS (J.-Théoph.), physicien, né à laRochelle en 1683, mort en 1743, était fils d’un mi-nistre protestant, qui, à la révocation de l’édit deNantes, passa en Angleterre. Il étudia à Oxford sousKeill, et reçut les ordres en 1717. Il fit à Londres, de1710 à 1710, différents cours, poursuivit les expé-riences de Newton et fut reçu à la Société royale. Ilpublia ses leçons sous le. titre de Cours de physiqueexpérimentale, 1719, 2 vol. en anglais.
ÜESAIGNES, bourg de France, dép. de l’Ardèche,à 26 kil. N. O. de Tournon; 3,950 hab. Antiquitésromaines.
DESAIX (L.-Ch.-Ant.), général français, né en1768, d’une famille noble, à St.-Hilaire-d’Ayat enAuvergne, était lieutenant au régiment de Bretagnelorsque éclata la révolution. Il en adopta les principes,fut nommé aide de camp du général Victor de Bro-glie, se signala dans plusieurs occasions, et futpromu au grade de général de division. Il se distin-gua en cette qualité à l’armée du Rhin en 1790, etdéfendit avec un rare courage le fort de Kelil. En1798, il accompagna Bonaparte en Égypte; se renditmaître de la haute Égypte; et y exerça le pouvoirmilitaire avec tant de modération et d'équité, que lesmusulmans eux-mêmes ne l'appelaient jamais que leSultan juste. Rentré en France en 1800, il reçut lecommandement de deux divisions à l’armée d'Italie ;et contribua puissamment à la victoire de Marengq(li juin 1800) ; mais il y perdit la vie. On lui a élevéun monument sur la place 3 à Paris, et sur
une place de Clermont.
DÉSAUGIERS (Marc-Anloinc-Madeleine), chanson-nier, fils d’un compositeur auquel on doit les Jumeauxde Dergame, les Doux Sylphes, Flarine, etc., naquit àFréjus en 1772, et mourut en 1827. 11 se trouvait àSt.-Domingue lors de l’insurrection, et faillit y perdrela vie. De retour en France, il se fit bientôt connaîtrepar ses chansons et ses vaudevilles; fut longtempsi’àmedu Caveau moderne;b t devint en 1815 directeurdu théâtre du Vaudeville. On a de lui un recueil dechansons pleines d'esprit et de gaieté. Il a aussidonné une foule de pièces de théâtre dont quelques-unes, comme les Petites Danaides, la Chatte merveil-leuse, ill. Vautour, ont eu beaucoup de vogue.
DESAULT (P.-Joseph), chirurgien, né en 1741, auMagny-Vernois en Franche-Comté, vint en 1764 àParis; et, tout en suivant les leçons de Petit et deschirurgiens célèbres de l’époque, commença dès l'âgede 22 ans à faire des cours qui attirèrent" bientôt lafoule. Il fut nommé successivement professeur àl’école pratique, membre du collège de chirurgie en1776, chirurgien en chef de la Charité en 1782, puisde I Hôlel-Dieu en 1788. Il fut élu en 1792 membredu comité de santé des armées, devint professeur doclinique chirurgicale à la nouvelle école de santé,fut chargé en 1795 de donner des soins au jeunefils de Louis XVI, et mourut pendant ce traitement,à l'âge do 51 ans. Desaull était également remar-quable comme professeur et comme opérateur. Lachirurgie lui doit un grand nombre d'inventionsou de perfectionnements importants. Il n’a presquerien écrit; maisBichat, l’un de ses élèves les plusdistingués, a publié sous son nom i vol. d’ÜEwreschirurgicales, qui contiennent sa doctrine; et Cho-parl, son ami, a donné un Traité des maladies chi-rurgicales, fait en commun avec lui.
DESAVÉNTURA (île). Voy. chiexs (île des).
DESBARREAUX (Jacques vallée), fameux épicu-rien , né à Paris en 16(12, mort en 1673, élail pelit-neveu de Geoffroy Vallée. Son père, qui était prési-dent au grand conseil, l’avait pourvu d une chargede conseiller au parlement, mais il s’en démit pourse livrer plus librement à son goût pour la bonnechère et le plaisir. Il changeait de climat selon lessaisons. Desbarreaux fut lié avec les beaux-esprits doson temps, avec Bal/.ae, Chapelle et même avec Des-cartes. Il avait composé un assez grand nombre dechansons et de poésies fugitives dans lesquelles ilaffichait l’incrédulité et même l’athéisme; on n’aconservé de lui que ce fameux sonnet où il rétracteses erreurs :
<ïraml bien! tus jugements sont rcmjilis il'cquilc, ulc.