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la paix ot la guerre, avait le droit de vio ot do mort,sans appel an peuple. Il ne pouvait, toutefois disposerdes deniers publies sans l'autorisation du peuple, nis'éloigner de l'Italie, ni il rendait eompte de sa ges-tion à l'instant où il sortait, de charge. La dictaturefut créée l'an *‘,>8 avant ,1. fi., sur la proposition deT. Larlius L'Iavus, qui en fut le premier revêtu. Pri-mitivement. les patriciens seuls exercèrent celle ma-gistrature, mais ensuite les plébéiens l'obtinrent (350).Sylla (82) et César (48-14) en furent les derniers re-vêtus; ils se firent nommer dictateurs perpétuels,litre qui équivalait à celui de roi. La dictature, futabolie avec la république, ou plutôt les empereurs nefurent que des dictateurs perpétuels.
DICTE, nymphe de, Crète, se jeta dans la mer duliant d’un rocher, pour échapper aux poursuites deItlinos, lequel, en mémoire de sa chasteté, donna lenom de Dictants à celle montagne.
DICTYNNA ou DICTAMNUM, ville, promontoireet montagne de Crète, au N. 0. L’herbe merveilleuseappelée, dictante y croissait en abondance.
DICTYS de Crète, auteur pse a d'une His-
toire de la guerre de Troie en (i livres. On conte queDiclys suivit Idoménéc au siège de Troie, qu'à sonretour il écrivit en phénicien l'iiisloire de ce siègecélèbre, que son ouvrage fut mis avec lui dans sontombeau, et qu'il y resta jusqu'au règne de Néron,époque, à laquelle il fut découvert par l’ell'el d'untremblement de terre, et traduit en grec. Toutesces circonstances sont autant de fables; Y Histoire deDiclys, que nous n’avons aujourd'hui qu’en latin,parait avoir été traduite ou fabriquée au iiPou auiv c siècle par un certain Q. Seplimius. Cet ouvrage,qui du reste est digne d'intérêt, fut imprimé pour lapremière fois vers 1477; il est généralement joint àOarès de Phrygie. La dernière édition de ces deuxauteurs est celle de Valpy, Londres, 182b, 2 vol. in-8".M. Dederich a publié, à Donn, 1833, une édition sé-parée de l’ouvrage de Diclys.
DICUIL, géographe irlandais du ix c siècle, a com-posé un traité De Mensura Orbis, publié par M. Walc-kenaer, Paris, 1807 (texte seul), et par M. Lelronneen 1814, avec de savants commentaires. Cet ouvragea permis de fixer l'époque de la découverte de l’Is-lande et des îles Féroé, et celle de la rupture du canalentre le Nil et la mer Rouge.
DIDEROT (Denis), philosophe du xvm c siècle, néà Langues en 1712, mort en 1781, était fils d'un cou-telier. Destiné à l'état ecclésiastique, il fut envoyéà Paris pour étudier en théologie, puis il entra chezun procureur; mais n'ayant de goût que pour lessciences et les lettres, il renonça à prendre un étal,cl se livra tout entier à l'étude, embrassant, tout à lafois littérature, métaphysique, morale, physique,géométrie. Il se mit en même temps à donner desleçons et à composer des livres pour vivre. Il fil d'a-bord quelques traductions de l'anglais; il publia, en1715, un Essai sur le mérite et la vertu, imité deShaflesbury ; en 1710, des Pensées philosophiquesqui commencèrent à attirer l'attention sur lui, et quifurent condamnées au feu par le parlement ; on 1719,la Lettre sur les aveugles, à l'usage de ceux quivoient, qui renfermait quelques paradoxes impies etquelques allusions hardies à des personnages puis-sants : il fut, pour ce dernier ouvrage, enfermé, plu-sieurs mois à Vincennes. Devenu libre, il conçut leprojet de Y Encyclopédie; et s'étant associé d Âlem-licrt et quelques autres gens de lettres, il publia, surun vaste plan, ce recueil fort délaissé de nos jours(1751-1772, 28 vol. in-fol., savoir, 17 de texte cl. 11de planches). Il se réserva la rédaction des articlessur la philosophie ancienne, et ceux sur les arts etmétiers, qui étaient tout entiers à créer, et qu'il traita
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avec talent. En même temps qu’il publiait les vo-lumes de Y Encyclopédie, il composait plusieurs ou-vrages, les uns sérieux, les autres frivoles ; il don-nait deux drames, le Fils naturel, 1757, et le Père defamille, 1758; il faisait connaître cl goûter Richard-son ; il jugeait dans scs Salons les ouvrages de pein-ture exposés en 1795 et 1797. dépendant, tous cestravaux ne l'enrichissaient pus, et il se vit réduit en1795 à vendre sa bibliothèque : l'impératrice deRussie, Catherine II, qui favorisait les philosophes,l’acheta 59,009 francs, à condition que le vendeurcontinuât d’en jouir; et dès lors elle se chargea depourvoir à ses besoins. En 1773, Diderot fit ie voyagede Saint-Rélcrsbourg pour visiter sa bienfaitrice.Après avoir passé quelques mois auprès d'elle, il re-vint. à Paris où il vécut fort retiré jusqu'à sa mort.Il publia dans ses dernières années un Essai sur lesrègnes de Claude et de Néron., 1779, qui n'est autrechose qu’une apologie de Sénèque avec une, appré-ciation de sa philosophie et de scs écrits. Outre lesouvrages qu'il donna sous son nom, Diderot a beau-coup contribué à quelques autres publications anti-religieuses. Diderot fut lié avec, les principaux écri-vains du XVIII e siècle, avec Rousseau, qui plus larddevint son ennemi, avec Voltaire. d'Alemberl, d’Hol-bach. Il eut pour amis particuliers Grimm et Nai-geon. Celui-ci publia en 1798 une édition de sesœuvres en 15 vol. in-8°. 11 eu a paru en 1821, chezRrière, une édition plus complète, en 22 vol., avec lesMémoires de Naigcon sur Diderot. On a enfin publiéchez Paulin, en 1830, des Mémoires et œuvres inédilesde Diderot, 1 vol. in-8".
DIDIER (saint), Desiderius, évêque de Langues,subit le martyre en 261. L'Eglise célèbre sa fêle le23 mai, avec celle du suivant.
mniiiR (saint), are' ' de Vienne en Dauphiné(590), assassiné vers 912 près de Lyon pur ordre dela reine Rrunehaul. — Les légendes mentionnentd'autres saints prélats du même nom : le 1 er , évêquede Nantes vers 151 ; le 2°, évêque de fiahors, dontplusieurs lettres sc trouvent dans la Bibliothèque desPères, et qui mourut en 955; le 3 e , archevêque deBourges vers le v c siècle; le -1 e , évêque de Chàlons,puis de Gap, mort en 531.
nimcR, dernier roi des Lombards, était d'abord ducd'Istrie. Aslolphe, roi des Lombards, étant mort sansenfants, Didier rassembla une armée, força Rachis,frère d'Aslolphc, à lui céder ses droits, 75*7. Il atta-qua ensuite Etienne II ; mais fut repoussé par Pépin.En 770, il donna sa fille à Charlemagne, espérantavoir en ce. prince un allié sûr ; mais dès l'année sui-vante, il eut la douleur de voir sa fille répudiée, et en773 ses propres Etals furent envahis par son gendre,qu'avait appelé le pape Adrien, menacé par les Lom-bards. Assiégé et pris dans Pavie (774), il fut reléguéail monastère de fiorbie, où il mourut.
ni imrr (J. P.), né en 1758 dans le ,
d'abord avocat à Grenoble, puis professeur de droità la faculté de celte ville, devint, à la restauration,maître des requêtes au conseil d'Etat, se compromitpendant les cent-jours, cl fut destitué au deuxièmeretour des Bourbons. Il entra en 1816 dans une con-spiration tramée à Lyon contre le gouvernement,tenta vainement de soulever Grenoble, se réfugia enPiémont, mais fut. trahi par un de ses affidés, livréau gouvernement français, et condamné à mort parune cour prévûlalc. 11 subit la mort avec fermetéet sans rien révéler.
DIDIÜS JULIANUS, empereur romain, avait d’a-bord servi avec distinction, sous le règne de Com-mode, et subjugué les Galles, peuple germain. Aprèsla mort de Perlinax (30 mars 193), il acheta l'empire,mis à l'encan par les prétoriens. Il se rendit bientôt