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odieux par son luxe et son extravagance, et ayantd’ailleurs refusé de payer la somme pour laquelle onl'avait, élevé à l'empire, il fut tué par ses soldats, àl’approche de Septimo Sévère (2 juin 193).
DIDJEL, ou Petit-Tigre, riv. de la Turquie d’Asie(Bagdad), sort, de la rive droite du Tigre, près deSamarra, et va se perdre, à 20 kil. O. de Bagdad,dans le canal d’Issa qui joint le Tigre à l’Euphrate.Son cours est de 110 kil.
BIDON, princesse de Tyr, fille de Bélus, sœur deBvgmalion cl épouse de Sicliée, fut forcée de quittersa patrie à cause des cruautés de son frère, qui venaitde faire périr Sicliée pour s'emparer de ses trésors;et s’enfuit en Afrique, où elle fonda Cartilage versl’an 8G0 av. J. C. On raconte que, pour se soustraireaux poursuites d'Iarlias, roi des Gélules, qui voulaitla forcera l'épouser, elle se précipita sur un bûcher,et s'y frappa d'un poignard. Virgile s'est écarté de lavérité historique en faisant vivre Bidon du tempsd’Énée, auquel elle est postérieure de 300 ans. Onlui donne quelquefois le nom d'Ëlise. Lcfranc dePom-pignnn a fait une Iragédie do Bidon.
DIDOT , famille d’imprimeurs-libraires , qui abeaucoup contribué aux progrès de l’imprimerie enFrance. Le premier de cette famille qui se soit dis-tingué est. François-Ambroise Bidot, né à Paris en1730, mort en 1804. Il établit chez lui une fonderied’où sortirent les plus beaux types qu’on eût vus jus-que-là . inventa un instrument, propre à donner aucorps des caractères une juste proportion , et publiades éditions admirables par la correction du texte,entre autres la collection dite d’Artois, en 01 vol.in-18, et une Collection de classiques français, im-primée par ordre de Louis XVI, dans les trois for-mais in-4°, in-8" et in-18. — Firmin Bidot, lils duprécédent, né à Paris en 17(H, mort en 1830, tra-vailla, de concert avec son frère aillé, Pierre, à ajouterde nouveaux perfectionnements à son art, et fit lepremier des éditions stéréotypes, 1797. Parmi leurséditions, on estime surtout ; Virgile, 1798, in—fol. ;Horace, 1799, in-fol., le Camoens, 1817; la Henriade,1819. Firmin Bidot cultivait aussi les lettres : on luidoit de bonnes traductions en vers des Bucoliquesde Virgile, 1800 , des Idylles de Théocrite, 1833, etune tragédie d’Annibal. Il fut. député en 1829. Y Ledoyen de celle famille, Henri Bidot, ancien graveuren caractères, est mort en 1852, à Lonjumeau, âgéde 87 ans. Il est l’invenlcur de la fonderie polyama-fvpe; et en cette qualité, il avait été décoré, de lacroix de la Légion d’honneur. C’est lui qui, de con-cert avec son cousin Firluin Bidot, dessina et grava,de 1790 à 1793, les assignats émis par les assembléeslégislatives de l'époque.
DJDYME, c’est-à-dire jumeau , nom ou surnom deplusieurs personnages anciens : de saint Thomas, undes apôtres; d'un grammairien d’Alexandrie, con-temporain d'Auguste, qui composa plus de 3,000 trai-tés, tous perdus aujourd'hui. On lui attribue un IrailéDe Marmoribus et lignis, grec et latin, Milan, 1718,et des Scolies sur Homère, dans l’édition d'Homère,Elzévir, Le.vde, 1656, en 2 vol. in-4°.
DIDYMOTICHOS, ville de Thrace, auj. dimotika.
DIDY’MUS mons. Voy. dindymiis.
BIE, Dea Vocontiorum ou Augusta Dca chez lesanciens, ville de France, ch.-l. d’arr. (Drôme), à43 kil. S. E. de Valence; 3,382 hab. Tribunal de pre-mière instance. Porte Saint-Martin, ancien hôtel del’évêché. Draps, tanneries. Bon vin blanc mousseux,dit clairette de Die. — Celle ville élail jadis ch.-l. desVoconces; elle devint sous Auguste une colonie ro-maine importante; elle devint ensuite ch.-l. du paysde Biois ( Diensis traclus ), et fut jusqu’au xui c sièclele siège d’un évêché suffragant de Valence. Bans le
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xvi c siècle, avant, la révocation de l'édit de Nantes,les calvinistes y étaient en grand nombre, — L’arr.de Die a 9 cant. (Bourdeaux, la Chape,lle-en-Vcrcors,Chàtillon, Crest qui compte pour deux, Luc-en-Diois,la Motle-Chalaneon, Saillans, plus Die) et 100 comm.
DIEBITSCH-ZABALKANSKI ( Jean-Charles-Fré-déric-Antoine, comte de), général russe, né en 1785d’une famille noble de Silésie, entra d'abord dans lesarmées prussiennes, et passa onsuile au service dela Russie. Il devint un des favoris d’Alexandre, futblessé à Austerlitz, se distingua à Ëylau et à Fried-land (1807), puis à Dresde (1813). On prétend quec’est lui qui conçut el donna le premier l'idée demarcher sur Paris. Bans la guerre contre les Turcs(1828), il se signala par le passage du Balkan, ce, quilui valut le, surnom de Zabalkanski, cl fut nomméfcld-marëchal. Il commanda l’armée russe dans laguerre de Pologne, en 1831, cl vainquit à Ostro-lenka, mais il éprouva ensuite des revers, et mourutpeu apres. Les uns attribuent sa mort à un suicide,d'autres aux effets du choléra joints à des excès deboisson.
DIEBOURG, ville d’Allemagne, dans le grand-duchéde Hesse-Darmstadt, à 12 kil. N. E. de Darmstadt;J,000 hab. filial eau fort.
D1EFFENBACH (le D r J.-Fréd.), chirurgien enchef de l’hôpital de la Charité cl professeur de clini-que chirurgicale à Berlin, né àlvœnigsbcrg en 179.3,mort en 1847, est. le premier qui ail pratiqué l’opé-ration pour la guérison du strabisme, et qui aitexécuté la section du tendon d’Achille pour la gué-rison du pied-bot. On lui doit aussi des méthodesnouvelles pour guérir le bégayemeut, pour formerartificiellement des nez, des lèvres, des paupières.
* D1EGHEM, eom. rur. de Belgique, sur la Wo-luwe, province de Brabant, arr. adm. el jud. de,Bruxelles, dont celte commune est à 8 kil.; 1,194hab. Papeterie. Gelte commune est célèbre par unpèlerinage qui y attire beaucoup de visiteurs.
DIEGO, corruption de Jacobus, Jacques, prénomtrès-commun en Espagne. Pour les personnages ainsinommés, voy. le nom qui suit lliégo.
inkr.o alvarez , île de l’océan Atlantique, par11° 3’ long. E., 40° 19’ lat. S.
Diego garcia (archipel de), dans l’océan Atlantique.Voy. ciiAGos.
iiiégo rays (îles), dans l'archipel dos Maldives, sousur. Découvertes par les Portugais.
DIEGO RIJYS (îles). Voy. RODRÏGUÈS,
DIEKIRCII, petite ville du duché de Luxembourg,à 26 kil. N. de Luxembourg, sur la Sure; 2,200 hab.Draps, tanneries.
DIELLY ou DILLY, ville de file Timor, sur la cèleseptentrionale, dans l'archipel de la Sonde, par 123"10' long. E., 8° 33' lat. S. Port sûr. Sandal et cire.— Les Portugais y ont un résident dépendant deMacao.
DIEMEL, riv. d’Allemagne. Voy. diviei..
BIÉMEN (Anl. van), gouverneur général dns éta-blissements hollandais dans les Indes orientales, de.1636 à 1645, avait d’abord été simple commis. Ils’empara des établissements portugais à Ceylan el àMalacca, introduisit le commerce hollandais au Ton-quin, contracta plusieurs alliances avantageuses, etlit faire des voyages de découvertes. Abel Tasman,chargé par lui d’explorer la mer du Sud, découvriten 1612 la terre qu’il a appelée, du nom du gouver-neur, terre de Diémen.
BIÉMEN (terre de van) ou diéméxiiî, dite aussiTasmanie par quelques modernes, grande île del’Océanie, au S. de l’Australie (ou Nouvelle-Hollande),dont la sépare le détroit de Bass, a 280 kil. sur 240;4,200 hab. européens en 1819, et 7,200 en 1821. Sol