Band 
Tome premier.
Seite
1223-1224
JPEG-Download
 

1225

DIE

122i

Irès-ferlilc, superbes forêts, beaux ports. Ses habi-tants de race lièvre sont peut-être les hommes lesmoins' civilises et les plus stupides du globe. — LaDiéménie fut découverte en 1(512 par Abel JanssenTasman, Hollandais, qui l'appela Terre (lel)iémen,du nom d’Anl. VanDiémen, gouverneur do Batavia,(look en visita la côte méridionale en 1776; en 1781le chirurgien lfnss découvrit le détroit qui porte sonnom et constata que la Terre de Diémen était une île.Les Anglais s'y établirent en 1801 et ne tardèrentpoint à y fonder les villes de Hobarl-Town au S. etde Georges-Town ou Porl-Dalrymple. Aujourd'huiils ont divisé toute la Diéménie en 9 districts, dont lacapitale est Hobarl-Town. C’est un lieu de déporta-tion.

mÉMEN (détroit de), en Asie, dans la mer du Ja-pon , entre bile de Ximo et celles de Tanoga-Sima etJnkuno-Sima, par 128» 20' long. E., 30" bit' lat. N.Sa largeur esl de 31 kil.

* D1EMERBROECK (Ysbrand nu), professeur demédecine à l'université d’Ulrecht, né a Monlfort en1609, mort en 1671. Il lit ses éludes à Leyde; prit lebonnet de docteur en médecine en France, à Angers;rentra dans sa patrie; cl s’établit à Nimègue, où lapeste exerçait ses ravages. Diiuerbroeek aida à dé-truire le fléau. Nommé professeur à l'univcrsilé.d'Utrecht, il attira une foule d’éludianls à ses le-çons; et contribua par quelques découvertes auxprogrès do l’anatomie. Ses Œuvres ont été publiées,l'Irecbt, 16S5, in-folio.

DIENSIS thA cres, auj. le pays de mois.

* DlEPENlîEEK, coin. rur. (le Belgique, sur leDémor, prov. de Limbourg, arr. adm. et jud. deHasselt, dont celle commune est à 6 kil. ; 2,811 hab.Brasseries importantes, lieux grands marchés an-nuels.

* UIEPENBEKE (Abraham van), peintre hollan-dais, né à Bois-le-Duc en 1007, élève de Rubens, litle voyage d’ilalie, fut à son retour nommé directeurde l'académie d'Anvers, et mourut en 1675. Le muséede Paris possède de cet artiste un tableau représen-tant Clélie passant le Tibre avec ses compagnes.

DIEPHOLZ, ville de Hanovre, ch.-l. du comlé deDiepbolz, à 55 kil. S. de Hoya ; 3,000 hab. — Lecomlé de Diepbolz, situé dans le royaume cl le gou-vernement de Hanovre, entre le comlé de Hoya auN. et à LE., les Etals prussiens au S., la provinced Osnabrück et le grand-duché d'Oldenbourg à l’O.,a 11 kil. sur 20, et 12,000 hab. Marais, tourbières,grains, chanvre, bétail.

DIEPPE, ville de. France, ch.-l. d’arr. (Seine-In-férieure), à 51 kil. N. de Rouen, à 173 kil. N. 0. deParis, sur la Manche, à l’embouchure de l’Arqucs;10,501 liai). Port sûr, mais étroit à rentrée; vieillesmurailles, ancien château fort ; église de Sainl-Hcmi :68 fontaines; statue de Duquesne (1811). Bains demer Irès-fréquenlés, surtout sous la restauration.Tribunaux de première instance et de commerce;collège communal; école de navigation, bibliothè-que; chantiers, corderie, etc.; ouvrages d’os et d'i-voire. Armements pour la pêche; commerce d’im-porlation et d’cxporlation. — Dieppe, au xi" siècle,n'était encore qu'un village habile par des pêcheurs.On fait dériver son nom de Deep (profond), anciennom de la rivière d’Arques. Celle ville fut prise clreprise par les Anglais et les Français pendant lesxi" et xn e siècles, cl bombardée par les Anglais etles Hollandais en 1691. Tourville balIit les llolles an-glaise et hollandaise devant Dieppe en 1690. Patriede l’armateur Ango, de Duquesne, I’ecquet, Lamar-linière, etc. Ce sonl des Dieppois qui colonisèrent leCanada. — L'arrondissement a 8 caillons (Longue-ville, Offranville, Bacqueville, Tôles, Envermeu,

- DIE

Eu, Bellencombro, plus Dieppe; et 120 communes.

* DIEIiCXSENS (Jean-Charles), né à Anvers vers1702, mort en 1779, a écrit plusieurs ouvrages rela-tifs à l'histoire de Belgique, le plus important estAntuerpia Christu nascens et crescens, 7 vol. in-H",Anvers, 1773.

DIERNSTEIN, lHlrrenstein .ou Tgrnslcin, ville desÉlals autrichiens (Autriche), à 20 kil. N. O. de Saint-Poellen, sur le Danube. Aux environs, ruines du châ-teau où fut retenu Richard Goeur-de-Lion. Combatoù 1.000 Français battirent 30.000 Russes en 1805.

RIESBACH, village de Suisse (Berne), à 15 kil. 8.E. de Berne; 5,915 bah. Fabriques de draps et fila-tures.

DIESBACH (famille de), noble famille de Berne,originaire d'Allemagne, el qui remonte au xn c siè-cle. Elle a fourni au canton de Berne plusieursavoyers, dont le plus connu est Nicolas Diesbaeh, néen 1131, morl en 1175, qui fui nommé avoyer en1165. Il s'allia avec Louis XI contre Charles le Té-méraire, 1171, cl déclara la guerre à ce dernier, àcause des exactions du sire de Ilagcnbach, gouver-neur du comté de Ferrelle; il remporta plusieursvicloircs en Frnnchc-Gnmlé el mourut l'année sui-vante, laissant sa dignité à son cousin Guillaume,dont l'influence fil encore dominer le parti françaisà Berne. Ce dernier mourut en 1517.

* D1EST, ville de Belgique, sur le Ilemer, prov. deBrabant, arr. adm. el jud. de Louvain, donl celtecommune, qui esl chef-lieu de canton, esl à 27 kil. ;8,335 hab. Il s'y fabrique d'excellente eau-de-vie degenièvre, et une bière pectorale Irès-renommée, dontl'exportation est importante. Marché, hebdomadairefort fréquenté pour les grains cl les bestiaux. Elle aplusieurs établissements d’instruction et de bienfai-sance. Diest est, selon Gbilllet, Henschénius, Yrédius,Boucher, Mantélius et Wandelin, l’endroit appeléDispargum castrum par Grégoire de Tours, Disbar-gitm caslellum par Aininin, el Dispartum castrumpar Trilliémius. C’est dans ce, château , situé, selonle passage de Grégoire de Tours, sur les limites dupays des Tongriens, que, suivant cet historien. ('.In-dien, roi des Francs, avait tixé sa résidence. Dewezdoute que ce château soit Diest ; s'appuyant sur l'opi-nion d'Orlélius et dePonlanus, il place Dispargumou Dishargum. , au delà du Rhin, à Duisbourg , ou àDuysbourg, en Brabant. La question restera pro-bablement sans solution, à moins que quelque dé-couverte nouvelle ne fournisse des renseignementsdécisifs. Quoi qu'il en soit, il esl démontré que Diestet ses environs formaient l'ancienne Taxandrie, clont élé habités par les Francs Salions. Diest portailau vi° siècle le nom do Diosta, Dioslum ou Diestum,et le district dont elle était le chef-lieu s'appelaiti'agus Diestensis. Plus lard, celte ville eut le litre dobaronnie, le prince d’Orange en était seigneur terri-torial : on voit encore dans un caveau de l’église deSainl-Sulpice le tombeau où repose la dépouille dePhilippe-Guillaume, fils de Guillaume dit le Taci-turne. Ge prince, qui fut retenu une partie de sa vieen Espagne, était né à Bréda en 1554 el mourut àBruxelles en 1618. Diest fui pris en 1705 par le ducde Marlborough, mais les Français la reprirent lamême année el la démantelèrent. Ses fortifications,auxquelles on ne cesse de travailler depuis 1835, elsa position topographique, feront de Diest une placede guerre importante. C’est la patrie (le Clénarl ouCleynacrts (Nie.), savant linguiste; el de Berchmans(Jean), jésuite, mort saintement en 1621 à Rome, à22 ans.

DIÈTE {Acdiaita, conduite, ou de (lies indiclus ,jour désigné) esl le nom que l'on donne aux assem-blées nationales dans plusieurs contrées de l'Eu-