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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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CONSIDÉRATIONS SUR LES OPÉRATIONS

1° Elle le débarrassa de lennemi qui le pour-suivait, lequel, après celte défaite, nosa pluslesuivre que de loin ;

2° 11 se trouva assez fort pour lutter contreles troupes des généraux Petrasch et Nauen-dorf, combinées avec celles de l'archiduc, dontles positions isolées lui permirent de continuersa retraite, à travers Neustadtet la forêt Noire,sans avoir la moindre inquiétude pour ses com-munications avec le Rhin.

Le prince Bagration, au contraire, se trou-vant entre deux armées qui marchaient enmasse, dont la force de chacune était pour lemoins égale à la sienne, pouvait tout perdre àla suite du moindre mouvement mal calculé.

Opérations du corps du comte de Witlgenstein.Sur leur droite, les Russes ont été plus heu-reux : le comte Wittgenstein, en marchant devictoire en victoire, parvint, avec son faiblecorps, non-seulement à arrêter les tentativesde lennemi sur Pétershourg, mais aprèslavoirforcé à se renfermer dans lenceinte de Polotzk,paralysa tout à fait ses opérations offensives.

Ayant franchi la Duna à Drouïa, il futrenforcé par le détachement du prince Repnin,le comte Wittgenstein, après avoir manœuvréconjointement avec la première armée, fut en-fin abandonné à ses propres forces au moment le général Barclay de Tolly évacua le campde Drissa. 11 reçut lordre de couvrir la routede Pétershourg. Sa ligne dopérations fut dési-gnée par Sébège, Pskov et Novgorod. Son corpsne comptait que 23,000 hommes sous les armes.

Ayant entrepris une opération sur la rivegauche de la Duna, qui devait le conduire àdos de ses ennemis, le comte de Wittgensteinsétait porté vers Drouïa ; mais il fut bientôtinterrompu dans son mouvement par la nou-velle de larrivée du maréchal Oudinot à Po-lotzk. Celui-ci, après avoir démoli les fortifica-tions du camp retranché de Drissa, remonta laDuna, laissa une division dinfanterie (Merle)et une brigade de cavalerie légère à Disna, etoccupa Polotzk le 14 26 juillet.

(î) Du nombre des troupes qui croisèrent effective-ment leurs armes avec lennemi à ce combat, furentles 25% 24 e , 25 e et 26 e de chasseurs ; les régiments deligne de Perme, Mohilev, Sevok, Kalouga; les bataillonsde réserve des grenadiers du Corps, de la Tauride, deEkatérinoslav, de Pavlovsk, du comte Araktchéiev, de

Accompagné de deux divisions dinfanterie(généraux Legrand et Verdier), dune divisionde cuirassiers (général Doumerc), et dune bri-gade de cavalerie légère, le maréchal Oudinotprononça son mouvement offensif sur la routede Pétershourg vers Sébège.

Pendant que le comte de Wittgenstein, quise hâtait de revenir sur ses pas, se dirigeaitpar Kokhanovo et Katérinovo, pour regagnerla grande communication de Polotzk à Sébège,le maréchal Oudinot eut le temps de venir luien barrer le chemin en sétablissant à Klias-titzy , embranchement des routes de Sébègeet de Kokhanovo.

Instruit aussi de la tentative de Macdonald,qui sétait porté vers Jacobstadt, de vouloirfranchir la Duna, pour combiner ses opérationssur la rive droite de ce fleuve, avec celles dumaréchal Oudinot, le comte de Wittgensteinne balança pas un moment de profiter de saposition centrale, et résolut dattaquer Oudinotdans sa position de Kliastilzy.

Bataille de Kliastitzij. La bataille de Klias-titzy est un fait darmes superbe, qui fait leplus grand honneur au chef qui y commandait,et aux troupes russes qui y ont pris part. Cettelutte peut cire envisagée comme le produit dela hardiesse, du génie, et dune valeur exem-plaire : Audaces fortuna juvat. Avec 26 ba-taillons, 8 escadrons et 6 compagnies et demiedartillerie, ce qui ne pouvait présenter toutau plus quun total de 16,500 hommes actifs,le comte de Wittgenstein remporta une vic-toire complète sur une armée dont les forcesexcédaient les siennes de près de la moitié (i).La victoire cependant ne resta pas un momentindécise, et lennemi, déposté de toutes sespositions, se repliabientôt sur Polotzk.

Tous les avantages de la position, commebois et hauteurs, étaient cependant en faveurdes Français ; mais les taillis ont été mal gar-dés et mal défendus, les élévations peu dis-putées.

Rien navait échappé au coup dœil péné-

Saint-Pétersbourg; ceux réuuis de la 5 e et 14 e divisions,et des 11 e et 36 e de chasseurs; le régiment de hussardsde Grodno, et les compagnies dartillerie légère, 9 et 27;de position, 5 et 27, et 6 pièces du 28, ainsi qui deuxcompagnies dartillerie à cheval, 1 et 5.