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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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DE LA GUERRE DE 1812.

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avant que lennemi ne put se rapprocher dePolotzk.

Ce mouvement, aussi facile quavantageux,ne présentait aucun danger pour le généralcommandant les troupes russes. Parvenu à So-kolichtchy, il revenait sur sa ligne dopéra-tions naturelle, et supposant même (sans quily ait une seule chance de probabilité en faveurde la supposition) que le maréchal Oudinotparvînt à gagner Polotzk avant les Russes, lesdeux généraux commandants seraient reve-nus dans le même état dans lequel les corpsbelligérants se sont trouvés après la bataille deKliastitzy. Lopération réusissait - elle (i), lesavantages étaient incalculables; il ne restaitau général français, dans cette occurrence,quun seul parti à prendre, cest celui de re-passer sur la rive gauche de la Duna, en lafranchissant à Disna, pour venir, aussitôt quepossible, sopposer aux mouvements offensifsque les Russes, maîtres de Polotzk, pouvaiententreprendre sur la rive gauche de la Duna.

Lavant-garde russe laissée sur la Svolna, necourait aussi aucun risque ; car si les ennemis,assez imprudents pour négliger lobjet principaldes opérations, sabandonnant à un mouvementoffensif aussi peu avantageux quintempestif,attaquaient notre avant-garde, sans recevoirun combat désavantageux, ellese serait repliéeen toute sécurité par la route que le gros ducorps lui aurait déjà frayée.

Labandon subit de la position formidableque le maréchal Oudinot occupait sur la rivegauche de la Svolna, il disposait de forcesphysiques bien supérieures à celles du corpsrusse, pour se rapprocher de Polotzk, faitmême présumer quil avait appréhendé ce mou-vement de conversion stratégique de la part dugénéral commandant les troupes russes; car,comme je lai déjà observé plus haut, jamaisla position ennemie naurait pu être forcée defront.

Quant aux mouvements du maréchal Oudi-not , ils trahissent une sorte dhésitation dansses opérations. Renforcé par les deux divisionsbavaroises, supposant même, comme nous la-vance le marquis de Chambray, quil neûtque 35,000 hommes sous les armes, quel but

(1) Comme il n'y a aucun doute.

( 2 ) .1 ai eu loccasion de men convaincre à la bataille

stratégique son mouvement de flanc vers Drissapouvait-il avoir? La ligne dopérations desRusses venait dêtre dégarnie, pourquoi doncne pas tenter une seconde fois de marcher versun but aussi avantageux, que celui de couperses ennemis de Sébège?

Le corps du général Saint-Cyr arriva le 25juillet6 août; en lui accordant donc letemps nécessaire pour le repos, il pouvait en-treprendre son opération sur Sébège le 28 juil-let 9 août. Le comte de Wittgenstein setrouvait alors à Drouïa. En apprenant le mou-vement itératif des ennemis, il serait volé àleur rencontre, et une nouvelle bataille pou-vait seule le sauver de cette nouvelle crise.Mais le maréchal Oudinot navait-il pas lesforces physiques en sa faveur? 11 venait dêtrerenforcé par 2 divisions de troupes fraîches,bien aguerries, et dun courage exemplaire ( 2 ).Les chances du succès auraient donc été pourlui. Linutilité de son mouvement sur Wo-lyntzy, ne peut mieux se démontrer que par saprompte retraite vers le point d il étaitparti. Le général Oudinot revint à Polotzkle 416 août.

Le 214 août, le comte Wittgenstein, ré-tabli de sa blessure, rejoignit son corps.

Première bataille de Polotzk. Il poussavivement vers Polotzk, et bloqua la ville surla rive droite; mais la position quil fit prendreà son corps nétait pas sans défauts. Les troupesse trouvaient sous le feu meurtrier de lartille-rie de la ville, il sentit même le vice dun em-placement pareil, et se proposa de les faire re-plier au delà du défilé. La réserve avait déjàcommencé son mouvement rétrograde versGamselevo, lorsquil fut brusquement attaquépar le général Saint-Cyr, qui venait de suc-céder au maréchal Oudinot, qui fut blessé laveille.

Cest sous la protection dune formidableartillerie que les troupes ennemies effectuèrentleur passage au delà de la Palota. Le 618août, le général Saint-Cyr attaqua à peu prèsà limproviste, avec une vigueur et avec unensemble de mouvements dignes des plus grandséloges. Lattaque la plus vigoureuse du généralSaint-Cyr fut dirigée, et avec raison, contre

de Polotzk, et je puis dire que linfanterie bavaroise estune des pius braves de lEurope.

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