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Modèles de thèmes sur les Homonymes.
Un grenadier du Roi de Prusse portait h dc'faut de montreune assez grosse balle attachée à un cordon. Frédéric en futaverti. A ía parade il demanda à voir la montre du soldat, quise défendit d’abord, et Unit par obéir. Eh bien, lui dit le Roiquelle heure peut marquer cette balle? Elle m’avertit, reprit lësoldat, qu’à toute heure je dois être prêt à mourir pour votreMajesté. Frédéric, charmé de la réponse, tire sa montre, et lalui donne.W- Voltaire, en parlant du monde, dit quelque part:Le monde est un grand bal, où des fous déguisésSous les risibles noms d’éminence ou d’altessePensent enller leur être et hausser leur bassesse;
En Vain des vanités f appareil nous surprend,
Les mortels sont égaux , le masque est différent.
Nos plus utiles découvertes sont souvent dues au hasard. Unberger, si l'on en croit Pline, sent les clous de sa chaussure etle fer de son bâton arrêtés par une roche. Voilà 1 homme avertique Vaimant attire le fer. De qui a-t-il appris dans la suite lapropriété qu’a ïaimant de se tourner vers le pôle í’ On l’ignore ;c’est pourtant à cette découverte-là que l’on doit la counarssancedu nouveau monde. — Un cœur tendre et aimant ne saurait liresans frémir les horreurs qu’y commirent les Espagnols, ni lerécit de celles dont se souillèrent les fauteurs des dragonnadesfrançaises.
Clylemnestre dit dans le troisième acte d’Iphigénie enAulideen parlant à Agamemnon :
Près d imposer silence à ce bruit imposteur,
■ Achille en veut connaître et confondre fauteur,
Les dieux vont s’apaiser, du moins Calchas publieQu’avec eux dans une heure il nous réconcilie;
Que Neptune et les vents prêts à nous exaucer,N’attenaent que le sang que sa main va verser.
Lafontaine dans sa fable du renard lui fait ainsi motiver sonrefus d’accepter le sauf-conduít que lui promit le lion malade :Grand merci de ton passe-port;
Je le crois boa, mais dans cet antreJe vois fort bien comme l’on entre,
Et ne vois pas comme on en sort... > q.
Dans un dès coins solitaires de f Amérique me»i*lionale vivaitun saint dont la réputation était si grande que de cent lieuesà la ronde l’on venait le consulter, et lui demander le secoursde ses prières. Hon genre de vie était le plus austère, il vivaitdes glands du chêne et des fruits que la campagne porte d’elle-méme. II ne mangeait ni chair ni poisson, et jamais hommen’avait moins que lui connu la bonne chère. Dès sdn jeune âgeles jeûnes les plus réguliers avaient marqué sa vie, et des pri-vations de tout genre savaient endurci. La tête et le sein dé-couverts , il ne portait d’autre vêtement qu’une haire de pécheur ,et ses côtés n’étaíent ceints que d une corde de laine grossière.Le saint homme avait près de quatre-vingt-ci’nq ans , et lesarbres qui entouraient sa cabane avaient presque tous été plantéspar lui. II n’avait pour compagnie qu’un gros chien, qu’il tenaitattaché à une chaîne près des grands chênes qui entouraient sademeure. Non lom de ce lieu sauvage coulait un fleuve aussilarge que la Seine. II y baptisait les nouveaux-nes, administraitla sainte cène , prêchait à ses paroissiens , chantait en choeuravec eux, et produisait, en élevant leurs coeurs au ciel, souventles scènes les plus touchantes. C’est ainsi que le bon ermitepassait sa vie à faire du bien à ses semblables, et à sacrifier sonpropre repos au salut des autres. Trois fois trois lustres s’é-taieut passés ainsi, lorsqu’enliu une maladie mortelle vint ter-