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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Des Germanismes.

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causés les pluies et les inondations de l'automne, et il a adoucipar sa bienfaisance le sort de nombre de malheureux. Une annéestérile a signalé son ministère ; les beaux fruits qu'il y avait dansles campagnes ont été gelés; les vignes ont été détruites par lefroid, et quantité de maux que la guerre a entraînés ont pesésur les habitans. II a employé, pour les assister, tous les moyensqu’il a pu; il s’est donne tous les soins qu’il a dû; mais iln’a point obtenu du prince toutes les grâces qu’il a voulu. C’é-tait un homme distingué h bien des égards ; sl était surtout fortinstruit. II a écrit trois livres, dont il a publié deux; il a vuses ouvra-res applaudis par la critique, et les juges les plus dif-ficiles ont’été obligés de lui rendre justice ; il n’y a que lui seul quin’ait pas jugé ses écrits aussi accomplis qu’íls le sont réellement.

CHAPITRE XXVI.

Des Germanismes ,

ou façons de parler conformes à la construction allemande,

autant plus, parce que. Ces deux conjonctions, dont l uneest augmentative, lautre causale, n’ont rien de commun entreelles, et ne signifient rien, étant jointes de la manière dont ona coutume de le faire. II faut dire : d'autant plus que. P. ex. :Alexandre fit bien do rejeter les propositions de Darius, d'autantplus que ce prince ne lui offrait que ce qu’il ne pouvait lui ôter.

C’est pourquoi que. Après c est pourquoi on ne met jamaisque. P. ex. : Les Romains étaient fort superstitieux; c’est pour-quoi ils consultaient les entrailles des victimes. Quoi est unpronom relatif, après lequel il ne saurait y avoir un que, vaqu’il ne se rapporterait à rien.

Comme. Ce ministre s’est conduit comme un grand politi-que, est mal parlé. Quoiqu’il y ait dans oelte phrase une espècede comparaison, il faut dire: en grand politique. On dira demême: Ü s’est tiré de ce pas en homme habile et pénétrant. 11vit en homme de bien; il agit en maître.

Comme, coimnent. II y a des cas où l’on emploie commeet comment suivant le sens qu’on met dans la phras„e. Quand ondit: vovez comment il joue, cela signifie: voyez, de quelle ma-nière il joue; mais si je disais: on’nous a assuré qu’il avait re-noncé au jeu, et cependant voyez comme il joue; ce comme tien-drait lieu d’adverbe démonstratif, et signifierait: et le voilà quijoue. De même en parlant d’un enfant: voyez, coimnent il mange,comment a rapport à la maniéré dont il mange. Si l’on disait:voyez comme il mange, comme tomberait sur l’enfant, et feraitentendre qu’il mange beaucoup , de bon appétit. Ce seraientdonc des germanismes, et même des phrases dénuées de sens,que de dire: voyez un peu comment il rit; ou: voyons commeil résoudra cette question.

Ayez la bonté et venez avec moi; permettez-moi que Jem en aille; ayez la complaisance et dites-lui; ordonnez-luiqu'il fasse son devoir ; au lieu de dire : Ayez la bonté de veniravec moi; permettez-moi de inen edier; ordonnez-lui de faireson devoir, etc. (Y. le chap. du conj.)

Nous recevrons un orage ; elle a reçu un rhume ; f aireçu la fièvre. II faut dire : nous aurons de Vor âge ; elle agagné un rhume; la fièvre m’a pris; parce qu’on ne peutrecevoir que ce qu’on peut donner ; on reçoit des nouvelles,un présent, des coups de bâton, etc.