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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Des Gallicismes.

Mérne^ entre en plusieurs façons de parler adverbiales et par-ticulières à la langue française, étant construit avec les verbesêtre, mettre , laisser. On dit par exemple d’une personne quiaime extrêmement quelque chose, et qui se trouve en état dese satisfaire pleinement là-dessus:

Vous aimez le fruit: en voici; @ie lieben das Obst : hier habenvous êtes à mente. Sie, bedienen Sie sich nach

_ „ . , Ihrem Gutdünken.

Je l ai mené à la bibliothèque, Ich habe ibn in die Bibliothek,e lai uns à même. geführt, damit er sich nach Be-

lieben darin umsehe.

(Girault. Duvivier fait observer que ces façons de parler nesont pas du bon style, quoiqu’on s’en serve assez souvent.)

De méhie s’emploie dans des façons de parler comparatives,et sígnilie de la même manière, de la même sorte.

Cette femme est vaine de sa Diese Frau bildet sich auf ihrebeauté, de même que mainte Schönheit etwas ein, gleichwieautre. noch manche andere.

II en est de même de la jeunesse ES Verhält sich mit der Jugend,que d’une jeune plante. wie mit einer jungen Psianze.

! Autre se met quelquefois en gallicisme, étant employé abso-lument, et sans quai y ait de substantif auquel il puisse se rap-porter; c’est alors une espèce d’ellipse.

Tu me prends pour un sot, Du hältst mich für einen Narren ;mon ami, à d’autres ; c.-à-d. mache dies einem Andern weiß.adresse-toi à quelqu'un d'au -tre.

En voici bien d’une autre; c.-à- DaS ist noch Viel ärger, UNglaub-d. voici une chose encore plus ltcher.

forte, plus extraordinaire.

II n’en fait point d'autres. Dies is einStreich nach feiner Art.

On dit encore par pléonasme: nous autres Suisses, wirSchweizer; vous autres Anglais, ihr Engländer.

C. II y a un grand nombre d’antres gallicismes forméspar les verbes. En voici quelques-nns :

Emporter, joint au pronom le, signifie : avoir le dessus, ex-celler. Le diamant Vemporte sur les autres pierreries ; les pas-sions Vemportent quelquefois sur la raison.

Laisser, employé avec la négation, exprime que ce qu’onobjecte ne réfute pas quelque autre chose attribuée h quelqu’un.II est pauvre, mais il ne laisse pas d’être honnête homme. Mal-gré sá défiance et ses précautions il ne laisse pas d’être trompé.Cette chose n’est pas agréable, mais elle ne laisse pas d’êtrevraie (elle est pourtant vraie ).*)

Se mettre, employé absolument, signifie s’habiller. Cethomme se -nsk singulièrement; mettez-vous plus décemment. Semettre à**) quelque chose pour s’en occuper, y travailler, oubien commencer une chose. Je me mettrai à cela incessam-ment. Tout le monde se mit à crier. Se mettre dans quelquechose, pour: s’y adonner. II s'est mis dans le jeu, dans ladé votion.

*) Quelquefois on dit aussi : ne pas laisser que de ■ . . p. e. 11 nelaisse pas que de gagner beaucoup à ce marché. (Dict de l’Acad.)

**) Quelquefois on emploie de la même maniéré se prendre. Boabdilse prit à verser des larmes. (Chateaubriand).