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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Dés Synonymes,

muraille est celle de défendre, de fortifier, de servir de rem-part ou de boulevard. Les murs nous séparent les uns des au-tres dans nos maisons; à la Chine on construisit une muraillepour se défendre contre les barbares.

Sauvage, farouche. Sauvage consiste dans un défaut deculture, farouche dans un vice d’humeur. Le sauvage seraitfarouche s’il avait dans le caractère de la rudesse, de ïa duretéet de la brutalité. Apprivoise/, i’animal sauvage, il deviendradomestique; domptez f animal farouche, il paraîtra tout au plussoumis. En provoquant le sauvage, on le rendra farouche : sil’on aigrit le farouche, il devient féroce. — Au reste l’exprcs-sion : les bétes féroces , est plus usitée que l’expression : lesanimaux sauvages, pour marquer les lions, les tigres etc.

Babillard, bavard. Le babillard parle trop; le bavardcause indiscrètement. Le babillard peut amuser, le bavard dé-plaît. Le premier a quelquefois de Fespril ; le dernier n’est ja-mais sans sottise.

Ve'cencc, bienséance, convenance. La décence, est l’obser-

apprennent par

cul, dans une étude' suivie des alentours. Elle est déterminéepar des raisons que la prudence et la combinaison des rapportsnous enseignent.

Rebellion, révolte. Rebellion marque la désobéissance, lesoulèvement: révolte indique la défection, la perfidie. La rébel-lion a un motif apparent ; fa révolte est Feilet d’une inconstanceeffrénée. L’objet du rebelle est de se soustraire à la puissance;1 objet du révolté est de renverser les lois qu’il a reconnues.

Balancer , hésiter. On balance dans l’iucertitude , lorsqu’ily a des objets à peser. On hésite dans la crainte, lorsqu’il ya des obstacles à vaincre. Dans le premier cas vous ne savezque faire, dans le second vous n osez agir. Les personnes sa-ges, prudentes, circonspectes balancent; les gens paresseux,moux et lâches hésitent.

S’ébouler, s'écrouler. S'ébouler, c’est tomber en roulantsourdement et sans bruit. S’écrouler, c’est tomber avec préci-pitation et avec fracas. Une butte s'éboule , un rocher s'écroule.Les sables s'éboulent , les édifices s'écroulent. La terre d’unrempart s’éboule. Une tour s’écroule.

Bon, présent. Don est le genre, présent l’espècc. La ces-sion gratuite et généreuse constitue le don. La tradition ma-nuelle distingue le présent. Le don se dit plutôt des immeubles,présent des choses mohFlaires. On fait don de son cœur, d’undomaine, d’une terre et, en mourant, de toute espèce de choses,Les présens concernent les choses d’une moindre valeur.

Klage , louange. éloge est un suffrage, un témoignageavantageux qu’on rend; il a pour raison l’estime et la considé-ration. La louange est un hommage, un tribut qu’on paie; ellea sa source dans l’admiration, dans l’enthousiasme. Les louangesembellissent et enflent les éloges, h'éloge loue mieux; la lou-ange loue davantage. Celui-là est raisonné, motivé, fondé entitres; celle-ci est souvent vague, gratuite et précaire.

Eveiller, réveiller. Eveiller c’est tirer simplement du som-meil et amener à l’état de veille. Réveiller exprime la réitéra-tion d’action et de résistance, qui suppose qu’on dort profondé-ment. On éveille d’un sommeil léger ; on réveille d’un sommeilprofond. Pour éveiller le moindre bruit suffit; pour réveilleril faut appeler, solliciter, secouer.

Vérifier, avérer. Vérifier, c’est convaincre qu’une chose est