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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Des Synonymes.

conforme à ce qu’elle doit être. Avérer, c’est prouver tju'unechose est réelle, qu’elle existe. Vous vérifiez un rapport, poursavoir s’il est fidèle, une citation, en la comparant avec le textecité; vous avérez un fait, en constatant qu’il est réel.

Remède, médicament. Le remède guérit le mal, le médi-cament est un simple traitement fait an malade. Le remède estopposé au mal; il annonce Teilet, le soulagement, la guérison.Le médicament n’indique que la préparation, l’administrationet l’emploi.

Verser, répandre. On ne verse que ce qui coule; on répandtout ce qui s’éparpille. L ne source verse ses eaux, dès qu’ellecoule ; elle les répand, quand gllcs s'étendent çà et là. On versedu vin dans un verre. On répand l’eau en arrosant de$ fleurs.Le soleil répand sa lumière; yn bruit, une nouvelle se répand.

Achever, finir, terminer. On achève ce gai est commencé,par la continuation du travail; on finit ce qui est déjà avancé, eny mettant la dernière main; on termine ce qui ne doit pas êtrecontinué, par la cessation de la chose. Les hommes inconstanscommencent plusieurs choses à la fois, sans en achever aucune.Les personnes envieuses ne donnent guère de louanges sans finirpar quelque coup de langue. Des juges intéressés ne terminentpas volontiers les procès qui leur remplissent la bourse.

Surprendre, étonner. Ce qui trompe notre attente, ce quin’entre point dans nos calculs, nous surprend. Ce qui est horsde notre portée et de nos forces, ce qui est au-dessus de Tordrecommun, nous étonne. Vous êtes surpris de ce à quoi vousn’arez pas songé. Vous êtes étonné de ce que vous ne conce-vez. pas. Le singulier surprend, le merveilleux étonne. La ré-volution de Naples a surpris tout le monde; l’éclipse solaire du7 Septembre 1820 n’a pu étonner que le vulgaire.

Espoir, espérance. M espoir s'adresse de préférence à cequ’on désire ardemment, et dont la privation nous rendrait mal-heureux. L’ espérance est accompagnée d’un désir ou d’unecrainte moins vive. L’ espoir détruit mènerait au désespoir ,T espérance trompée ne laisse souvent qu’un sentiment de peine.Vous parlez d 'espoir lorsqu’il s’agit de quelque objet importantet essentiel à votre bonheur. Vous parlez d’ espérance, lorsqu’ilest question d’un objet simplement utile ou agréable, ou en gé-néral de moindre conséquence.

Larmes, pleurs. Les pleurs sont des larmes abondantes ,accompagnées de tous les éclats de la douleur. Le rire, la joie,la surprise peuvent produire des larmes; pour faire couler despleurs, il faut une émotion violente. La sensibilité, la pitié, latendresse répandent .des larmes; la colère, la fureur, le dé-sespoir versent des pleurs.

Epoux, mari. Epoux est un mot plus noble ; mari est plusfamilier.

Malicieux, malin. Malicieux est celui qui, par sa tour-nure d’esprit et d’humeur, se plaît à causer de la peine à quel-qu’un. Mahn est celui qui, par une corruption morale, travailleen secret pour nuire, qui jouit avec délectation du mal qu’il fait.Le malicieux agit par caprice; le malin nuit de sang froid, etse repaît des maux qu’il cause. La malice peut mener à la ma-lignité. On parle d’une volonté maligne , d’une maligne joie.On appelle le diable l’esprit malin. Mais on appelle un chevalqui a des fantaisies: malicieux. On dit d’une demoiselle qu’ellefait à ses aimes mille petites malices; d’un enfant qu’il est pleinde malice; ici malice marque simplement l’inclination à la mo-querie, le penchant de jouer des tours. Un homme sans ma-