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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Des Synonymes.

ce qui couvre le corps , mais encore à la parure. Ainsi l’on ditque tout le nécessaire consiste dans la nourriture, le vêtementet le logement. On parle au contraire d’un habillement de cé-rémonie, de théâtre,

Antre, caverne. L’ideé distinclive de Vautre est celle d’en-foncement; son aspect intérieur offre d’abord Fobscurité. L’idéedistinctive de la caverne est celle de concavité, de voûte ; sonaspect intérieur offre un grand vide, ' un creux énorme, ungrand circuit.

Bref, court, succinct. Bref ne se dit qual’égard de la durée ;le ternes seul est bref. Court a rapport à la durée et à l'étendue;la matière et le temps sont également courts. Le temps nous pa-raît toujours bref au moment qu’il passe. En été les nuits sontcourtes. Courte haleine. Des cheveux courts. — Succinct ne se ditque par rapport à ^expression. Un orateur est succinct ou diffus.

Cieujo. ancien, antique. Une mode est vieille, lorsqu’ellecesse d’étre en usage; elle est ancienne, lorsque l’usage en estentièrement passé ; elle est antique, lorsqu’il v a déjà long-tempsquelle est ancienne. — Ce qui est récent n’est pas vieux; mo-derne est opposé à ancien et à antique. Et il est à remarquer<\\\ antique se rapporte surtout aux productions de Fart, au goûtdifférent du nôtre qui s’y manifeste. Les anciens usages ; lesusages modernes. L’hisloire ancienne ; l’histoire moderne. —Les monumens antiques. Bâti à Y antique. Bâtir à la moderne.— Ancien répond aussi à ce qui est nouveau. L ’ancienne et lanouvelle Rouie. Notre ancien logis. Notre ancien domestique.

Abdiquer, se démetrre. Abdiquer ne se dit que des postesconsidérables, et suppose toujours un abandon volontaire, tandisque se démettre s upplique aux petites places aussi bien qu’auxgrandes, et à un abandon forcé aussi 'bien qu’à un abandon vo-lontaire. Abdiquer la couronne. II s'est démis de son abbaie.On l’oblígea à se démettre de sa charge.

Bayer, effacer, raturer. Ray er est moins fort effacer, eteffacer que raturer. On raie. un mot, en passant simplement uneligne dessus , qui n’empêche personne de le lire : on Yefface, lors-que la ligne passée dessus est assez, forte pour empêcher qu’onne le lise aisément : on le rature, lorsqu’on l’efface absolument,de manière qu’il est impossible de le lire, ou même lorsqu’on sesert d’un grattoir.

Mendiant, gueux. Mendiant est celui qui demande l’aumône.Gueux est un mot injurieux. Les guenilles sont son équipage.Les gueux sont de vilains pauvres, des fainéans vagabonds.

Coutume, habitude. Un ouvrage auquel on est accoutumécoûte moins de peine. Ce qui est tourné en habitude se faitpresque naturellement et quelquefois même involontairement.Une chose qu’on a coutume de faire se tourne en habitude.L'habitude est une disposition acquise par des actes réitérés.

Sacrifier , immoler. L’idée de sacrifier est plus étendue, celleA'immóler est non-seulement plus restreinte, mais aussi plus forte.On sacrifie toutes sortes dmbjets; on n’immole que des êtres ani-més ; immoler signifie : offrir un sacrifice sanglant , égorger unevictime sur l autet. — Même quand on dérobe à ces termes leur idéereligieuse, ils conservent pourtant la différence caractéristique.Aristide se sacrifia pour sa patrie en la servant même contre lui.Codrus s’immola pour elle, en achetant la victoire par sa mort.

Songe , rêve. Le songe est propre au sommeil. On rêveen veillant comme en dormant. Si l’on compare les rêves faitspendant le sommeil avec les songes, ceux-là sont plus vagues,plus étranges, plus désordonnés, plus ineohérens. II y a eu dessonges prophétiques, des songes qui s’accomplirent. Mais ou