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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Anecdotes.

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deux, et en fit autant de quatre à cinq autres que ie maréchal luidonna. „Parbleu! tu as raison, lui dit le comte, je n ai que demauvais écus; mais voici un louisd’or qui, j’espère, sera bon.“Le maréchal convint qu’il avait troue é son maître.

25. Les mousquetaires, les gardes-du-corps, les gendarmes,les chevau-légers entraient anciennement a la comédie sans payer,et le parterre en était toujours rempli. Le célèbre Molière/quidirigeait alors le spectacle , pressé par les comédiens, obtint duroi un ordre pour qu’aucune personne de sa maison n’entrât à lacomédie sans payer. Ces messieurs indignés forcèrent la portede la comédie ,’tuèrent les portiers, et cherchaient la troupeentière pour lui faire éprouver le même traitement. Un jeunedeteur, nommé Béjart, qui était habillé en vieillard pour la piècequ’on allait louer, se présenta sur le théâtre: „Eh! Messieurs,leur dit—il, épargné/, un vieillard de soixante-quin/.e ans qui n’aplus que quelques jours à vivre.“ Celle plaisanterie lit rire lesmutins et calma leur fureur. Molière tint ferme, et Tordre duroi fut depuis observé.

26. Un censeur fort content de son mérite vint présenter àun monarque habile un ouvrage critique contre Virgile. Ce princelit aussitôt apporter un boisseau de froment, et après qu’il futvanné , il en lit donner les criblures pour récompense au censeur.

27. Beaulru , étant en-Espagne, alla visiter la fameuse biblio-thèque de l’Escurial, où il trouva un bibliothécaire fort ignorant.Le roi d’Espagne T interrogea sur cette bibliothèque. Elle est très-belle, dit—i] ; mais votre Majesté devrait donner à celui qui en ale soin Tadministration de ses finances. Eh pourquoi? dit leprince. C’est, reprit Beautru, que cet homme ne touche pointau dépôt qui lui est conlié.

28. Le fort de Fécamp venait d’être pris, en 1593, par lemaréchal de Biron. Cette perte parut accabler les Ligueurs,excepté Bois-Rosé, officier de cœur et de tète, qui, en sortantde la place même, conçut le hardi projet de la rendre a son parti.Voici comme les mémoires de Sully rapportent cet acte de bra-voure , comparable à tout ce que l’antiquilé nous offre de plusextraordinaire. Le côté du fort qui donne sur la mer est unrocher de six cents pieds de haut, coupé en précipices. La meren lave continuellement le pied à la hauteur d’environ douze pieds,excepté quatre ou cinq jours de Tannée , où la mer le laisse àsec l’espace de trois ou quatre heures. Bois-Rosé , à qui touteautre voie était fermée pour surprendre une garnison attentive ala garde d une place nouvellement prise, ne douta point que, s’.ilpouvait aborder par cet endroit regardé comme inaccessible , ilne vînt à bout de son dessein; il ne s’agissait plus que de rendrela chose possible. 11 avait gagné pour cet effet deux soldats dela garnison , et Tun d’eux se tenait tout le temps de la bassemarée sur le haut du rocher , où il attendait le signal convenu.Bois-Rosé , ayant pris le temps d une nuit fort obscure, abordeavec cinquante hommes choisis et deux chaloupes au pied durocher. 11 s’était muni d’un gros cable, égal en longueur à lahauteur du roc , et il. y zvait fait de distance en distance desnœuds et passé de courts bâtons pour appuyer les pieds et lesmains. Le soldai qui se tient en faction n’a pas plutôt reçu lesignal, qu’il jette du haut du précipice un cordeau, auquei ceuxd’en bas lient le cable, qui est guindé én haut par ce moyen , etattaché à Tenlre-deux d’une embrasure avec un fort levier passépar une agrafte de fer faite à ce dessein. Bois-Rosé fait prendreles devants à deux sergens dont il connaît la résolution, et or-donne aux cinquante soldats de s’altacher de même à cette espèced’éehelle, les armes liées autour de leur corps, et de suivre à la