LES SECULARISATIONS.
Il
gasins et de casernes. La route fut déclarée exempte de toute Auùt îtos.espèce de péage, ce qui était pour le pays un immense bien-fait. Eu ouvrant le Simplon, en y créant la grande chausséequi le traverse aujourd’hui, la France faisait au Valais undon magnifique, et qui valait assurément le prix qu’elle enexigeait.
Les affaires suisses demeurèrent donc en suspens. Les oli- Les affaires
A suisses
garques, d’abord joyeux de la retraite des troupes françaises,en furent bientôt alarmés. Ils craignaient, en perdant des i E un’,pe'osemaîtres incommodes, d’avoir perdu aussi des protecteurs utiles, s e “ n ‘ d ' ir 'dans le cas probable de nouvelles convulsions révolutionnaires.
C’étaient, il est vrai, les plus sages qui raisonnaient ainsi.
Les autres, se flattant de renverser encore une fois le gou-vernement des patriotes modérés, souhaitaient ardemment quel’évacuation fût définitive, et par l’intermédiaire de leursagents secrets ils firent supplier les diverses cours de ne pluspermettre que les troupes françaises rentrassent en Suisse.
On avait pu, disaient-ils, tolérer la continuation de leur pré-sence , comme suite de la guerre ; mais il fallait considérerleur retour, s’il avait lieu, comme la violation d’un territoireindépendant, garanti par toute l’Europe.
Le Premier Consul connaissait leurs menées, car les cor-respondances du landamman Reding venaient d’ôtre décou-vertes , et envoyées à Paris. Mais il s’en montra peu ému : ils’expliqua même sur ce sujet librement, et sans contrainte,comme il avait coutume de faire en toute occasion. 11 dit qu’ilne voulait pas de la Suisse, qu’il préférait la paix générale àla conquête d’un pareil territoire ; mais qu’il n’y souffrirait pasun gouvernement ennemi de la France; que sur ce point sesrésolution^ étaient irrévocables.
En Angleterre les sollicitations des oligarques suisses exer-. eèrent quelque action, non sur le cabinet, mais sur le partiGrejiville et Wyndham, qui cherchait en toutes choses denouveaux griefs contre la France. En Autriche, en Prusse,