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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI.

Mars 1807.

Le sultanSelim, intimidepar lesmenaces de laRussie, rétablitdans leursfonctions leshospodarsIpsilantiet Maruzzi.

Le sultan faitdonner eumême temps àNapoléonles assurancessecrètesdu plus granddévouement.

'.apoléonencourageSelim, le ranimeet lui fait olfrir,le doublesecours d'uneflotte et d’unearmée.

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le temps de cette inaction apparente à faire le siège de Dant-zig, à recruter son armée, à gouverner son vaste empire,l’Orient, récemment engagé dans la querelle de l’Occident,apportait un utile secours à ses armes, et procurait un écla-tant succès à sa politique.

Nous avons déjà fait connaître le sultan Sélim, la noblessede son caractère, les lumières de son esprit. Nous avons mon-tré aussi l’embarras de sa situation, entre la Russie et l’An-gleterre qu’il n’aimait pas, et la France qu’il chérissait p® 1 'goût, par instinct, par prévoyance, car il savait bien quecelle-ci, même dans les jours de sa plus grande ambition, n econvoiterait jamais Constantinople. Il nous reste à raconter &qui s’était passé pendant que l’armée française livrait en dé-cembre la bataille de Pultusk, et en février celle d’Eylau.

Le sultan Sélim, comme on l’a vu, avait commencé par dé-poser les hospodars de Valachie et de Moldavie, Maruzzi elIpsilanti, notoirement dévoués à la politique russe. Mais bien-tôt M. d’Italinski le menaçant d’une rupture immédiate, s’il n eles rétablissait pas dans leur charge, il avait cédé aux menace 5de ce représentant de la Russie, et il s’était résigné à rendrele gouvernement des provinces du Danube à deux ennem lSavoués de son empire. La Russie invoquait pour exiger cetteconcession le traité de Cainardgé, qui lui conférait un certa" 1droit d’intervenir dans le gouvernement de la Moldavie et d ela Valachie. A peine le sultan Sélim avait-il obéi, poussé biejjplus par la volonté de ses ministres que par la sienne, Q uavait écrit à Napoléon pour solliciter son indulgence, p° ur

bien affirmer que l’acte auquel il venait de se laisser ent ra ‘° e

nie-

n’était point l’abandon de l’alliance française, mais une

isation

sure de prudence commandée par i’elfrayante désorganisai 11des iorces turques. Napoléon lui avait répondu tout de suite)et, loin de le décourager par des témoignages de mécontentement, l’avait plaint, caressé, ranimé, et lui avait offert I edouble secours de l’armée française de Dalmalie, qu’on P° u '