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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVII.

Mars 1807.

Situation deNapoléonsur la Vistulependant l'hiverde 1806 à 1807.

si on la compare au carnage des grandes batailles de terre,niais qui n’est pas sans importance, si on la compare à ce quise passe dans les combats de mer. Tandis que la division an-glaise sortait des Dardanelles, l’amiral Siniavin arrivait à Té-nédos, avec une division russe de six vaisseaux. Il fit auprèsde l’amiral Duckworth les plus vives instances pour le déri-der à recommencer l’opération. Après l’échec qu’on venait desubir, une nouvelle tentative eût été extravagante, car si*vaisseaux russes n’auraient pas sensiblement changé la situa-tion, et amoindri la difficulté.

Telle fut la fin de cette entreprise que l’insuffisance desmoyens, et des scrupules d’humanité, peu ordinaires alorsà la politique anglaise, firent échouer. L’Angleterre parut sin-gulièrement affectée de ce résultat. Napoléon en conçut unejoie fort naturelle, car indépendamment de l’effet moral pro-duit en Europe par l’affaire de Constantinople, effet tout à sonprofit, la lutte engagée avec les Turcs devenait une diversiondes plus utiles à ses armes.

L’Europe en ce moment était fort émue de la terrible ba-taille d’Eylau, commentée en sens très-divers. Les uns s’ap-plaudissaient de ce qu’on était parvenu à tenir tète aux Fra' 1 'çais; les autres, en plus grand nombre, s’épouvantaient de I* 1condition à laquelle on avait pu leur résister un instant, c0 "'dition terrible, car il avait fallu leur donner une armée à égoi-ger, en la jetant sous leurs pas, comme un obstacle physiq 110à détruire. Pour la première fois, il est vrai, les succès obte-nus par les Français n’avaient pas été aussi décisifs quecoutume, surtout en apparence; mais l’armée russe,cctle sanglante journée, n’en avait pas moins perdu un t,el ‘de son effectif, et, si le général Uenningsen, pour dissi» ,u ^ ersa défaite, essayait quelques démonstrations présomptueuseen face de nos quartiers d’hiver, il lui était impossible de netenter de considérable, ni de s’opposer à un seul des sie rentrepris sous ses yeux. Napoléon, que ses renforts connue