LIVRE XXVII.
361
Mais I807. alliance il pourrait se donner. La Prusse, mise de côté, res-tait la Russie, avec laquelle il était aux prises, et l’Autriche,qui, sous les apparences de la neutralité, préparait des arme-ramemîàrid* ments sur ses derrières. Bien que la cour de Russie, excitée4 P 31 ' ^ es suggestions britanniques, et par la jactance du géné-pense (ju’il ’ ral Benningsen, parût plus animée que jamais, ses généraux,S ciioiRir"entre ses officiers, ses soldats, qui supportaient le poids de cette
la Russie ou 1 rt 1
i Autriche affreuse guerre, qui se trouvaient réduits de moitié par l eSjournées de Czarnowo, de Pullusk, de Golymin, d’Eylau, q u ‘iiispositions grâce à une administration barbare, vivaient de quelques"muiOîstees p oinmes jg t erre découvertes sous la neige avec la pointe de
les officiers et • t
les soldats de leurs baïonnettes, éprouvaient de tout autres sentiments, e»
l’armee russe, . .
portent tenaient un tout autre lançage que les courtisans de Sam*'
Nupoltfon à o o t
croire qu’une Pétersbourg. Pleins d’admiration pour l’armée française, n e
alliance avec la ° r *
K " S o Sie s bT rait ressentant contre elle aucune de ces haines, nationales que I e
voisinage ou même une commune origine inspirent quelque-fois aux peuples, ils se demandaient pourquoi on leur faisa' 1verser leur sang au profit des Anglais, qui ne se hâtaieu 1guère de les soutenir, et des Prussiens, qui ne savaient guèrese défendre.
L’idée que la France et la Russie, ù la distance où elles son*l’une de l’autre, n’avaient rien è se disputer, se présentait 3l’esprit des militaires russes qui raisonnaient, et se retrouva'*dans chacun de leurs discours. Plusieurs de nos officiers, fa'* 5prisonniers et rendus après échange, avaient recueilli sur cesujet les propos les plus significatifs, de la bouche même d"plus brave des généraux russes, du prince Bagration, eel" 1qui tour à tour commandait les avant-gardes ou les arrière-gardes russes, les avant-gardes quand on attaquait, les arrièiegardes quand on battait en retraite.
Ces détails rapportés à Napoléon lui donnaient à penser. ^se disait, même au milieu des horreurs de la guerre présent*»que c’était peut-être avec la Russie qu’il fallait finir par s’en-tendre , pour fermer à l’Angleterre les ports et les cabinet'