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LIVRE XXVII.
Mars. 1807.
Soins donnésà la cavalerie.
Travaux defortification surla Vistnle.
Soins pour laconservationdes corps enmarche.
à former les approvisionnements de réserve pour le cas demouvements imprévus. L’armée bien chauffée, bien nourrie!était dans une excellente disposition d’esprit. La grosse cava-lerie et la cavalerie de ligne avaient été conduites sur la basseVistule, pour y profiter des fourrages qu’on trouvait en grandequantité vers les bouches de ce fleuve. Les régiments de 18cavalerie légère laissés en observation sur le front des campSiallaient alternativement goûter le repos et l’abondance surles bords de la Vistule. Napoléon qui avait voulu porter lecavalerie de 54 mille hommes à 60, puis à 70, venait de don-ner des ordres pour qu’elle fût portée à 80 mille cavaliers-La campagne avait déjà consommé 16 mille chevaux, P° ur3 ou 4 mille cavaliers mis hors de combat. Outre les chevauxqu’on avait pris aux armées prussienne et hessoise, Napolé° nen avait acheté 17 mille en Allemagne, et maintenant U eDfaisait acheter 12 mille en France, pour approvisionner l eSdépôts. Les travaux de Praga, de Modlin, de Sierock, entière*ment achevés, présentaient des ouvrages en bois, aussi solid eSque des ouvrages en maçonnerie. Les cantonnements sur laPassarge étaient pourvus de fortes têtes de pont, qui perm etrtaienl de repousser l’ennemi, ou de l’assaillir s’il le fallait- L asituation était non-seulement sûre, mais bonne, autant dumoins que le comportaient le pays et la saison.
Les corps en marche, grâce aux dépôts d’infanterie etcavalerie établis sur la route, dans lesquels ils déposaient l fShommes et les chevaux fatigués, et prenaient eu échange ceuxque d’autres corps avaient laissés antérieurement, les c ° r P Sen marche comptaient au terme de leur route le même etf eütif qu’à leur départ. Les régiments de cuirassiers partisNaples étaient arrivés entiers sur la Vistule. Pour les troup eSqui venaient d’Italie, Parme, Milan, Augsbourg, pour cell eSqui venaient de France, Mayence, Wurtzbourg, Erfurtb) P°les unes et les autres, Witlenberg, Potsdam, Berlin, ^ ustn u ^Poseu, Thorn, Varsovie, étaient les relais, où elles trouvai