FRIEDLAND ET TILSIT.
379
tout ce dont elles avaient besoin en vivres, armes, objets d’ha- Mars 1807 -Cillement fabriqués partout, à Paris comme à Berlin, dans laCa pitale conquise, comme dans la capitale conquérante, carNapoléon voulait nourrir le peuple de l’une et de l’autre. C’estau prix de ces soins continuels, qu’était pourvue du néces-s aire, maintenue à son effectif, à des distances de quatre àc * n q cents lieues, une armée régulière de 400 mille hommes,n °mbre chimérique quand l’antiquité nous le donne (à moins( î u ’il ne s’agisse de populations émigrantes), jamais alléguédans les histoires modernes, et pour la première fois atteintet dépassé à l’époque dont nous retraçons le souvenir.
Profitant de la présence de nombreux conscrits dans lesdépôts, Napoléon s’occupa de faire venir de France et d’Italiede nouvelles troupes, dans la double intention, comme nousl’avons dit, d’augmenter considérablement l’armée active dela Vistule, et de créer une armée de réserve sur l’Elbe. Pou-v ant tirer des dépôts des conscrits tout formés, il ordonna au 1 provisoires
. i i_ j portés à vingt
Prêchai Kellermann de porter îusqu’a vingt ie nombre des pour
, . _ % , , l'infanterie, à
Ie giments provisoires d’infanterie, et jusqu’à dix celui des re- , d jvP®“^Orients provisoires de cavalerie. Mais dans ces régiments nedevaient entrer que les conscrits parfaitement instruits et dis-c ’plinés. 11 imagina une autre combinaison pour utiliser lesc °nscrits dont l’éducation militaire commençait à peine, cetot d’organiser des bataillons dits de garnison, composésd’hommes non encore instruits, pas même habillés, de lesen-v °yer à Erfurth, Cassel, Magdebourg, Hameln, Custrin, oùds avaient le temps de se former, et rendaient disponibles lesVeilles troupes laissées dans ces places. Il fixa l’effectif de cesbataillons à environ 1 0 ou 12 mille hommes.
Après s’étre occupé des régiments provisoires, destinés aufermement des corps établis sur la Vistule, Napoléon voulutaux sept régiments d’infanterie, aux neuf régiments de cava-* er to, déjà tirés de France et d’Italie, en ajouter d’autres, ce'Ito était possible, en ayant recours à beaucoup de combinai-