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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT.

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certain esprit naturel, savait se rendre justice, et avait mon- Mars iot.tré un véritable effroi en apprenant quelle tâche Napoléonvenait de lui confier. Napoléon l’avait rassuré en promettantde lui envoyer les ressources dont il aurait besoin, et de leguider lui-même de son camp de Finkenstein. — Prenez cou-rage, lui avait-il dit; il faut bien que, vous aussi, quand nousrentrerons en France, vous ayez quelque chose à raconter dansla salle du Sénat. —

Vaincu par ces gracieuses paroles, le maréchal s’était em- ^sSupestpressé d’obéir. Napoléon lui avait adjoint pour le diriger deuxofficiers du plus haut mérite, l’ingénieur Chasseloup, et le Larüimsslirègénéral d’artillerie Laribossière, sachant que ce sont les deux laiUllent -armes du génie et de l’artillerie qui renversent les muraillesdes places fortes. 11 est vrai qu’elles diffèrent volontiers d’avis,car l’une est chargée de déterminer les attaques, l’autre char-gée de les exécuter à coups de canon, et elles se trouvent troprapprochées dans cette œuvre difficile, pour ne pas se contre-dire. C’est au général qui commande en chef à les mettre d’ac-cord. Mais Napoléon était à trente ou quarante lieues de Dan-tzig; il pouvait toujours résoudre les difficultés par sa corres-pondance quotidienne, et envoyer l’un de ses aides-de-camp,le général Savary ou le général Bertrand, pour terminer enson nom les différends que le maréchal Lefebvre était inca-pable de comprendre et déjuger. C’est ce qu’il fit plus d’unefois pendant la durée du siège.

Napoléon avait résolu de commencer les premiers travaux ( jù n ^“ s r 'pg“avec les auxiliaires, et un ou deux régiments français emprun-tés au corps du maréchal Mortier, puis, tandis que les régi-ments amenés de France passeraient près de la Vistule, deles retenir momentanément sous les murs de Dantzig, pour•'enforcer les troupes assiégeantes. Le maréchal Lefebvre eutdonc au début 5 à 6 mille Polonais de nouvelle levée, à peineinstruits; 2,500 hommes de la légion du Nord, composée dePolonais, de déserteurs allemands et russes, ayant de l’élan,