412
LIVRE XXVII.
Avril ie07.
Perfectionne-ment de latroisièmeparallèle etredoublementdu feu denotre artillerie.
Ondébouchede la troisièmeparallèle surles saillants duHagelsberg.
Mécontente-
ment
du maréchalLefebvre.
cond détachement qu’elles n’avaient point aperçu, elles per-dirent une quarantaine d’hommes. Néanmoins elles furent bien-tôt secourues et dégagées à temps. L’ennemi ramené nouslaissa 70 morts et 130 prisonniers.
Ces violents efforts tentés contre notre troisième purallèti)ne nous empêchèrent pas d’en perfectionner les travaux, dela prolonger à droite et à gauche, et de l’armer de batteries.De nouveaux convois récemment arrivés, avaient permis demettre en batterie plus de quatre-vingts pièces de gros calibre-Dès cet instant le feu de l’artillerie redoubla, et on débouchaenfin de la troisième parallèle, par deux côtés, afin de se por-ter sur les saillants du Hagelsberg. Cet ouvrage se composaitde deux bastions, entre lesquels se présentait une demi-lune-On chemina vers le saillant du bastion de gauche, et vers lesaillant de la demi-lune. Les travaux d’approche devinrentalors extrêmement meurtriers. L’ennemi qui avait ménagépour la fin du siège les plus grandes ressources de son artil-lerie, en dirigeait la meilleure partie sur nos travaux. Nossoldats du génie voyaient leurs sapes bouleversées, et le sablemobile qu’ils déplaçaient, rejeté dans les tranchées par le oho cde nombreux projectiles. Leur constance à travailler au miH eUde ces périls était inébranlable. Nos troupes d’infanterie sup-portaient de leur côté d’horribles fatigues, car plus on apP r °'chait de la place, et plus il fallait confier la garde des trfl®'cliées à des soldats éprouvés. Sur quarante-huit heures, ell eSen passaient vingt-quatre, ou à travailler, ou à protéger ceu*qui travaillaient. Nous n’avancions donc en ce moment qu’aveobeaucoup de lenteur. Le maréchal Lefebvre, qui commença 1 * 1à perdre patience, s’en prenait à tout le monde, au génie do» 1il ne saisissait pas les combinaisons, à l’artillerie dont il n ’ a P~préciait pas les efforts, et surtout aux auxiliaires, qui lui re»daient beaucoup moins de services que les Français- J- eSSaxons se battaient bien, mais montraient peu de bonne volonté, particulièrement au travail. Les Badois n'étaient bons