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LIVRE XXVII.
M«i 1807 . L’ennemi insistant, les uns et les autres devaient, en faisantune marche de plus, se trouver réunis à Saalfeld, avec lagarde, avec Lannes, avec Mortier, avec Murat, dans un laby-rinthe de lacs et de forêts, dont Napoléon connaissait seul lesissues, et où il avait préparé un désastre à l’adversaire im-prudent qui viendrait l’y chercher.
Sans avoir pénétré aucune de ces combinaisons, le généralr du P ge : n*aî Benningsen résolut d’enlever le corps du maréchal Ney, et
Bemiingsen
?e “cor^'du ado P t,a des dispositions qui au premier aspect semblaient faitesmaréchal Ney. pour réussir. 11 dirigea sur le maréchal Ney la plus grandepartie de ses forces, se bornant contre les autres maréchauxà de simples démonstrations. Trois colonnes, et même quatre,si l’on compte la garde impériale, accompagnées de toute lacavalerie, durent remonter l’Aile, assaillir le maréchal Ney,de front par Àltkirch, de gauche par Wolfsdorf, de droite parGuttstadt, tandis que Platow, Iletman des cosaques, remplis-sant de ses coureurs l’espace qui nous séparait de la Narevv,et forçant avec de l’infanterie légère l’Aile au-dessus de Gutt-stadt, chercherait à se glisser entre les corps de Ney et deDavout. Pendant ce temps la garde impériale, sous le grand-duc Constantin, devait se placer en réserve, derrière les troiscolonnes chargées d’assaillir le maréchal Ney, pour se porterau secours de celle qui faiblirait. Une colonne composée dedeux divisions, sous la conduite du lieutenant-général DoctO'row, eut l’ordre de venir d’OIbersdorf sur Lomitten, attaq ucrles ponts du maréchal Soult, pour empêcher celui-ci de se-courir le maréchal Ney. Une autre colonne russe et prussienne?sous les généraux Kamenski et Rembow, fut chargée de f a,reune forte démonstration sur le pont de Spanden, que gard altle maréchal Bernadotte, afin que le cours entier de la Passarg efût menacé à la fois. Le général prussien Lestocq eut m<5 |Iieia mission de se montrer devant Braunsberg, afin d’augm en1er l’incertitude des Français sur le plan général d’aprè s I equel étaient dirigées toutes ces attaques.