FRIEDLAND ET TILSIT.
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sur des masses profondes, qui s’accumulent en rétrogradantdans le coude de l’Aile, il y cause d’affreux ravages. Notreligne d’infanterie suit ce mouvement, et s’avance protégéepar les nombreuses bouches à feu du général Sénarmont. LesRusses, toujours plus refoulés dans ce gouffre, éprouvent unesorte de désespoir, et tentent un effort pour se dégager. Leurgarde impériale, appuyée au Ruisseau-du-Moulin, et à demicachée dans le ravin qui sert de lit à ce ruisseau, sort decette retraite, et marche, la baïonnette baissée, sur la divi-sion Dupont, placée aussi le long du ruisseau. Celle-ci n’atteudpas la garde russe, va droit à elle, et, lui présentant la baïon-nette, la repousse, l’accule au raviu. Les Russes ramenés sejettent les uns au delà du ravin, les autres sur les faubourgsde Friedland. Le général Dupont avec une partie de sa divi-sion franchit le Ruisseau-du-Moulin, chasse devant lui tout cequ’il rencontre, se trouve ainsi sur les derrières de l’ailedroite des Russes, aux prises avec notre gaucho, dans laplaine de Ileinrichsdorf (voir la carte n° 42), tourne Fried-land, et l’aborde par la route de Kœnigsberg, tandis que Ney,continuant à y marcher directement, entre par la route d’Ey-lau. Une affreuse mélée s’engage aux portes de la ville. Onpresse les Russes de toutes parts, on pénètre dans les rues àleur suite, on les rejette sur les pont de l’Aile, que l’artilleriedu général Sénarmont, restée en dehors, enfile de ses obus.Res Russes se précipitent sur les ponts, pour chercher uncefuge dans les rangs de la quatorzième division, laissée enréserve de l’autre côté de l’Aile par le général Bcnningsen.Re malheureux général, rempli de douleur, était accouru au-près de cette division, afin de la porter sur le bord de la ri-V| ère, au secours de son armée en péril. A peine quelques dé-cris de son aile gauche ont-ils passé les ponts, que ces pontss °ut détruits, incendiés par les Français, et par les Russeseux-mêmes pressés de nous arrêter. Ney et Dupont,a P''ès avoir rempli leur tâche, se réunissent au milieu de
Juin 1807.
.Rencontre dela divisionDupont avec lagarde impérialerusse.
Affreuse mêléedans l'intérieurde la villede Friedland.
Friedlandet tes pontstombentaux mains desFrançais.