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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVII.

fuin 1807 Friedland en flammes, et se félicitent do ce glorieuxsuccès.

Napoléon n’avait cessé de suivre des yeux ce grand spec-tacle, placé de sa personne au centre des divisions qu’iltenait en réserve. Tandis qu’il le contemplait attentivement,un obus passe îi la hauteur des baïonnettes, et un soldat parMot un mouvement instinctif baisse la tête. — Si cet obus t’étaiti*un*8otJat. destiné, lui dit Napoléon en souriant, tu aurais beau te cacherà cent pieds sous terre, il irait t’y chercher. — 11 voulaitainsi accréditer cette utile croyance, que le destin frappe in-distinctement le brave et le lâche, et que la lâcheté qui secache se déshonore inutilement.

En voyant Friedland occupé, et les ponts de l’Aile détruits,aj»n?°»ttê?nt Napoléon pousse enfin sa gauche en avant sur l’aile droite dedroit", h pnr* la l’ arm ée russe, privée de tout moyen de retraite, et ayant‘pon^delvuie* derrière elle une rivière sans ponts. Le général GortschakolF,por *n 9 afa a nt die qui commandait cette aile, aperçoit le danger dont il est me-nacé, veut conjurer l’orage, et essaie de charger la ligne fran-çaise qui s’étend de Posthenen à Ileinrichsdorf, formée par lecorps du maréchal Pannes, par celui de Mortier, par la cava-lerie du général Grouchy. Mais Lannes avec ses grenadierstient tête aux Russes. Le maréchal Mortier avec le 15 e et lesfusiliers de la garde leur oppose une barrière de fer. L’artil-lerie de Mortier surtout, dirigée par le colonel Balbois et parun excellent officier hollandais, M. Vanbriennen, leur causodes dommages incalculables. Enfin Napoléon, tenant à profiterdu reste du jour, porto toute sa ligne en avant. Infanterie,cavalerie, artillerie s’ébranlent en môme temps. Le général''iôut'intiîlro' GortschakolF, tandis qu’il se voit ainsi pressé, apprend quew/Tah». Friedland est occupé par les Français. Il veut le reprendre,et dirige une colonne d’infanterie vers les portes de celteville. Celte colonne y pénètre, et refoule un moment les sol-dats de Dupont et de Nev. Mais ceux-ci repoussent à leur tourla colonne russe. Une nouvelle mêlée s’engage au milieu de