FRIEDLAND ET T1LS1T.
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(Je l'Angleterre, et de médiateur armé qui impose la paix. Je Juin tan.jouerai le même râle pour vous auprès de la Porte. Je luisignifierai ma médiation : si elle refuse de traiter à des con- ,dilions qui vous satisfassent, ce qu’il ne faut pas espérer dans \i’élat d’anarchie où elle est tombée, je m’unirai à vous contreles Turcs, comme vous vous serez uni à moi contre les An-glais, et alors nous ferons de l’empire ottoman un partage couvenable. —
C’est surtout ici que le champ des hypothèses devenait im-mense, et que l’imagination des deux souverains s’égara dansdes combinaisons infinies. Le premier vœu de la Russie étaitd’obtenir tout de suite, quoi qu’il arrivât de la négociation avecla Porte, une portion quelconque des provinces du Danube.Napoléon y consentait en retour de l’assistanco que la Russieloi prêterait dans les affaires d’Oceident. Cependant, comme11 était probable que les Turcs ne céderaient rien, la guerreallait s’ensuivre, et après la guerre le partage. Mais quel par-tage? La Russie pouvait avoir, outre la Ressarabie, la Molda-vie, la Valachie, la Rulgarie jusqu’aux Balkans. Napoléon de-vait désirer naturellement les provinces maritimes, telles quel’Albanie, la Thessalie, la Morée, Candie. On trouverait dans'a Bosnie, dans la Servie, quelques dédommagements pourl’Autriche, soit en les lui cédant en toute propriété, soit enfaisant de ces territoires l’apanage d’un archiduc, et on tàche-,a| tdela consoler ainsi de ces bouleversements du monde,desquels elle sortait chaque fois plus amoindrie, et ses rivauxplus grands.
Qu’on se figure le jeune czar, humilié la veille, venant de-rnar) dc-r la paix au camp de Napoléon, n’ayant sans doute au-cune inquiétude pour ses propres États, que l’éloignementsauvait des désirs du vainqueur, mais s’attendant à perdre’Uie notable portion du territoire de son allié le roi dePrusse.
a se retirer déconsidéré do cette guerre; qu’on se le figurell anspmœ soudainement dans une sorte de monde, à la fois