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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND El T ILS! T.

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vince d’Anspach, affinnait-il avec obstination, Napoléon avait Jul " i 807 -manqué à la souveraineté prussienne. La question avait peud’importance au point où en étaient les choses, niais à cetégard Napoléon éprouvait une conviction égale à celle de soninterlocuteur. En traversant cette province d’Anspach, il avaita gi avec une parfaite bonne foi, et il tenait à avoir raison surne point, autant que s’il n’eût pas été le plus fort, Les deux >monarques s’animèrent, et le roi de Prusse, dans son dés-espoir, se livra à des emportements, regrettables pour sadignité, peu utiles à sa cause, embarrassants pour Napoléon,importuné do ses plaintes, Napoléon le renvoya à son alliéAlexandre, qui l’avait entraîné à continuer la guerre , lorsquele lendemain d’Eylau, la paix eût été possible, et avantageuse '

Peur la Prusse. — Du reste, lui dit-il, l’empereur Alexandre *a un moyen de vous indemniser, c’est de vous sacrifier sesParents, les princes de Mecklembourg et d’Oldenbourg, dontlr*s États procureront un beau dédommagement à la Prusse,

Vers le Nord et vers la Baltique; c’est aussi de vous aban-donner le roi de Suède, auquel vous pourrez prendre Stral-sund, et la portion de la Poméranie dont il se sert si mal. Quel’empereur Alexandre consente pour vous à ces acquisitions,

,10 u pas égales aux territoires qu’on vous enlève, mais mieuxS)t uées, et quant à moi je ne m’y opposerai pas. — Napoléonéta it fondé à renvoyer Frédéric-Guillaume à Alexandre, qui Frédéric-

jx» . Guillaume se

u ‘3it pu effectivement procurer ces compensations à la Prusse, résigne, mais

V» . 1 se défend sur

’ ® ls Alexandre avait déjà bien assez de l’embarras que lui c e r t tJ tc« s ’Cf *Usait la tristesse de ses alliés prussiens, sans y ajouter dans Ma |j^o r urg-Sa propre famille des plaintes, des reproches, des visagesj^ésternés. Frédéric-Guillaume n’aurait pas même osé en par-1 > il prit l’offre pour une défaite. 11 fut donc obligé de se^ es igner au sacrifice d’une moitié do son royaume. Cependantétait possible de lui ménager quelques consolations de dé-' ! qui eussent fort adouci son chagriu. On lui laissait lal0| lle Prusse, la Poméranie, le Brandebourg, la Silésie, mais