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U Vit K XXVII.

Juin 1807

Volontés JeNapoléon à.l’egard des

nouvelles

frontièresprussiennes, etau sujet deDantzig ot deMagdobmirg.

Insistance duroi Frédéric-(Miiliaume pourobtenirMagdebour^.

on lui enlevait la Pologne, on lui enlevait les provinces à lagauche de l’Elbe, et on lui devait, en prenant ces vastes par-ties de ses Etats, de ne pas trop isoler entre elles, celles <piilui restaient. C’était en effet avec des empiétements successifssur la Pologne, cjue Frédéric avait lié ensemble la vieille Prusse,la Poméranie, le Brandebourg, la Silésie. Il s’agissait desavoirquelles portions de la Pologne on laisserait à la Prusse, pourbien rattacher ees provinces entre elles. Enfin, et par-dessustout, il s’agissait de savoir, si en assignant à la Prusse la fron-tière de l’Elbe en Allemagne, on lui accorderait la place deMagdebourg, qui est sur l’Elbe plus importante encore quecelle de Mayence ou de Strasbourg sur le Rhin.

Napoléon consentait à ce que les frontières de la Polognefussent tracées de manière à lier autant que possible la vieillePrusse, la Poméranie, le Brandebourg, la Silésie; mais enconcédant la basse Vistule à Frédéric-Guillaume, il voulait luienlever Dantzig, et la constituer ville libre comme Brême;Lubeck et Hambourg. Quant à Magdebourg, il était inflexible-Mayence, Magdebourg formaient les étapes de sa puissanceau nord, il n’était pas possible qu’il y renonçât. 11 fut doncabsolu dans ses volontés relativement à Dantzig et à '.Mag-debourg*-——7

Le roi de Prusse se résigna encore au sujet de Dantzig, m il,! ’il tenait à Magdebourg, car c’était au sein de l’Allemagne unpoint d’appui considérable, et la clef de l’Elbe qui était devenusa frontière. 1! faisait valoir, non pas ce motif politique, m alhune raison d’ancienne affection. En effet, les habitants ( ^ aduché de Magdebourg, répandus à la droite et à la gauche d 0l’Elbe, étaient au nombre des sujets les plus anciens et l e?plus affectionnés de la monarchie. Néanmoins il ne gagna >' ienpar ce nouveau moyen. Comme il insistait beaucoup, tantôtauprès de Napoléon, tantôt auprès d’Alexandre, celui-ci im agina d’agir sur Napoléon, en appelant à Tilsit la reine

Plusse, pour qu’elle essayât sur le vainqueur de l’Europe