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LIVRE XXVII.

juillet 1807./ (] es puissances continentales. Mais au fond il était pressé deI I mettre un terme à cette course audacieuse, et toute sa conduiteI à Tilsit se ressentit de cette situation. S’étant aliéné pour ja-mais le cœur de la Prusse, qu’il n’eut pas la bonne pensée dese rattacher à jamais par un grand acte de générosité, éclairésur les sentiments de l’Autriche, éprouvant, quelque victorieuxqu’il fût, le besoin de se faire une alliance, il accepta celle dela Russie qui s’offrait dans le moment, et imagina un nouveausystème politique, fondé sur un seul principe, l’entente desdeux ambitions russe et française, pour se permettre tout dansle monde, entente funeste, car il importait à la France de ne/ pas tout permettre à la Russie, et bien plus encore de ne pas* tout se permettre à elle-même, Après avoir ajouté par ce traitéde Tilsit, aux profonds déplaisirs de l’Allemagne, en créantchez elle une royauté française, qui devait nous coûter en dé-penses d’hommes et d’argent, en haines à surmonter, en vainsconseils, tout ce que nous coûtaient déjà celles de Naples etde Hollande; après avoir reconstitué la Prusse à moitié, au lieude la restaurer ou de la détruire entièrement; après avoir demême reconstitué la Pologne à moitié, et tout fait d’une ma-nière incomplèteparce qu’à ces distances le temps pressait,les forces commençaient à défaillir, Napoléon s’acquit des en-nemis irréconciliables, des amis impuissants ou douteux, éleva

J ën un mot un édifice immense, édifice où tout était nouveau,de la base au sommet, édifice construit si vite que les fonde-; ments n’avaient pas eu le temps de s’asseoir, le ciment de durcir-Mais si tout est critiquable à notre avis dans l’œuvre poli-def"prfraitons tique de Tilsit, quelque brillante qu’elle puisse paraître, tout"îsoôàim 6 est admirable au contraire dans la conduite des opérationsmilitaires. Cette armée du camp de Roulogne, qui portée dudétroit de Calais aux sources du Danube avec une prompti-tude incroyable, enveloppa les Autrichiens à Ulm, refoula lesRusses sur Vienne, acheva d’écraser les uns et les autres àAusterlitz, reposée ensuite quelques mois enFranconie, recoin-